9 novembre 2021
𝗗depuis Divo, Damana Adia Pickass rassure : "Au PPA-CI, il n'y a pas de conflit de génération"
Je voudrais saluer S.E.M. Ackah Emmanuel, Directeur de Cabinet du Président Laurent Gbagbo, qui n'est pas présent du fait d'un empêchement de dernière minute, et qui, en même temps que moi, est Co-parrain de cette cérémonie.
Je voudrais saluer la vice-présidente du CSP, la camarade Marie Odette Lorougnon et saluer le vice-président Lia Bi Douayoua, l'aîné, l'ami qui est toujours à nos côtés.
Je voudrais saluer l'honorable Dago Auguste, le Ministre Dogo Raphaël, Franck Anderson Kouassi, la camarade Georgette Nekalo.
Je voudrais saluer Diaby Youssouf, Youan BI Angenor, Nassé Gisèle. En toutcas, à tous les camarades qui sont sous la bâche, merci beaucoup d'être là pour apporter votre soutien au camarade Ayéméné Jean Blaise et à son épouse.
Je voudrais ensuite saluer les parents du Loh-Djiboua, je voudrais vous saluer. Merci d'être venus aussi nombreux à cette cérémonie tout aussi symbolique qu’historique. Merci d'être venus pour soutenir votre fils, Ayéméné Jean-Blaise et son épouse.
Vous avez bien fait de venir le soutenir, vous avez bien fait d'être là, au moment où il revient d'exil. Ça veut dire qu'il n'a jamais été seul et qu'il n'a jamais été abandonné. Ça veut dire que dans la détresse où il se trouvait, ses parents ont continué à le soutenir et à prier pour lui. Ce sont ces prières là qui ont fait qu'il a tenu l'exil et qu'il est revenu sain et sauf. Ce n'était pas du tout évident que nous revenions sain et sauf du lieu d'où nous sommes partis, car il y a beaucoup d’entre nous qui sont morts. Si votre fils est revenu, ça veut dire que vous avez eu des pensées positives pour lui et je voudrais vous en remercier.
Merci beaucoup ! Merci parce qu'il méritait ça. Il méritait ça ! C'est un homme de dignité. C'est un homme d'honneur et de conviction. On peut tout lui reprocher mais sur la base de ses croyances et de ses valeurs, il ne transige pas. Et vous pouvez lui faire confiance pour ça. Mais, n'est-il pas votre fils ? N'est-il pas le fils du Loh-Djiboua ? Donc c'est la dignité par excellence.
Il a été un compagnon sûr de lutte. C'est le genre de personnes quand tu es avec elle et que tu affrontes un danger, tu peux être sûr au moins que vous êtes deux quelque soit la situation.
Avoir ce genre de collaborateurs est devenu rarissime dans ce pays, avec ce que nous avons traversé. Les gens changent, les gens papillonnent, les gens voltigent d'une chapelle à une autre, sous le prétexte fallacieux qu'ils ont faim. Or, à un certain moment on a tous faim, mais ce n'est pas parce qu'on a faim qu'on n'est plus nous-mêmes. Ce n'est pas parce qu'on a faim qu'on cesse d'être ce que nous sommes. Parce que face à la faim, on trouvera un jour la nourriture pour manger. Mais si on a vendu notre âme, on n'est plus le même.
Alors on apprend que durant notre exil, Divo a changé. On dit qu'il y a quelqu'un ici qui paye tout le monde. On dit qu'on vous paye. On dit qu'il y'a quelqu'un ici qui vous paye, vous tous. On dit qu'il y a quelqu'un ici qui paye vos voix. On dit qu'il y a quelqu'un ici qui fait que vous n'êtes plus vous même. Les gens qu'on a laissé ici, ce peuple de dignité là, on dit qu'il a changé parce qu'il a faim et que quelqu'un les paye tous. Ce n’est pas de nous qu'il s'agit ! Ce n’est pas de nos parents qu'il s'agit. Le problème n'est pas de prendre l'argent et manger. Le Président Laurent Gbagbo vous a dit un jour : « Si on vous donne de l'argent, prenez et mangez, parce que c'est notre argent. Parce que c'est votre part qu'on vous donne. Mais demeurez-vous même. Ne vendez pas votre âme, ne vous prostituez pas à cause de l'argent car il s'agit de votre argent. Personne dans ce pays n'aura suffisamment d'argent pour vous payez tous. Donc si quelqu'un vient vous proposer de l'argent, c'est votre argent ! Prenez, mangez-le et demeurez-vous même. C'est de ça qu'il s'agit.
Quand vous ne pouvez pas refuser l'argent, prenez et mangez le.
Le lieu où nous sommes quittés, ils ont tout essayé contre nous, ils ont tout tenté, ils ont tenté même de nous corrompre, d'acheter nos consciences parce que l'exil n'est pas facile. Ils ont tenté, au moyen de l'argent, de nous détourner de notre combat mais comme il y a certains parmi eux qui ne nous connaissent pas bien, ils ne savent pas qu'il y a des gens dans la vie qui ont appris à avoir faim et puis ça ne leur dit rien. Voilà ! Il y a des gens qui n'ont pas grandi dans l'argent, mais que l'argent n'impressionne pas. Donc ils ont tenté ça et ce n'est pas allé quelque part. Donc quand vous pouvez refuser comme nous, refusez, mais quand vous ne pouvez pas, ne vous sentez pas coupables d'avoir pris.
Il faut qu'on se ressaisisse tous maintenant. Si, dans le passé, on pouvait expliquer et tolérer certains comportements, aujourd'hui il y a des attitudes qu'on ne peut plus accepter et tolérer.
Toutes les positions bizarres, ambiguës, ce que les gens appellent les positions stratégiques, c'était tolérable hier mais ce n'est plus tolérable aujourd'hui, parce que le Chef, le Grand Chef, le Baobab est désormais là. Quand il n'était pas là, ils nous ont fait croire que c'était fini pour lui et parce que c'est fini pour lui, c'est fini pour nous aussi, car nous sommes intimement liés. Beaucoup d'entre nous ont cédé à ça, il y'a certains qui n'ont pas cru, d'autres n'ont pas imaginé, un seul instant, et ils ont cédé au chant des cygnes, à la manipulation, aux incantations. Mais aujourd'hui, celui dont on avait prédit la mort est ressuscité d'entre les morts. Il est rentré car personne n'a cru qu'il rentrerait. Il est rentré depuis le 17 juin 2021. Il est là ! Mais de vous à moi, vous savez et sentez que Gbagbo est là. Donc il est là. C'est pourquoi toutes les attitudes ambiguës doivent être redressées.
Laurent Gbagbo est venu, c'est pour marcher dans la droiture, pour que tous les comportements ambigus s'arrêtent. Il est venu pour restaurer notre nation; il est venu pour le rassemblement, l'unité et la réconciliation de ce pays. C'est pourquoi il est venu. Il est venu pour marcher devant un peuple qui est droit, focalisé sur ses objectifs.
Et quand il est venu, il a voulu clarifier certaines choses, notamment son parti politique. Il a créé un grand parti, parce qu'il n'est pas venu s'amuser. Les gens ont cru qu'il allait venir lutter un parti politique avec certaines personnes, il a créé parce que Laurent Gbagbo est un créateur. Ce qu'on appelait le Parti de Laurent Gbagbo est devenu, depuis le 17 octobre 2021, le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI). C'est le nouveau parti, c'est notre nouveau parti, notre nouvel instrument de lutte.
Le nouveau parti que Laurent Gbagbo a servi à la Côte d'Ivoire va servir de rempart au peuple contre toutes sortes d'abus.
Depuis 2011, l'opposition a été dispersée dans ce pays. Depuis 2011, l'opposition est face seule à une machine répressive qui écrase la population et qui n'a pas de remords à causer la mort. Et cette machine n'a aucune limitation. Le peuple était là, seul, esseulé, livré à lui même, priant dans le secret qu'il n'arrive rien à Laurent Gbagbo et les prières ont porté. Et le Président Laurent Gbagbo est revenu et a mis en place le PPA-CI. C'est votre parti ! Désormais, vous avez un instrument de défense. Désormais, vous avez un nouveau parti politique pour exprimer tous vos vœux, vos souhaits, vous avez ce parti qu'il vous offre. Et il a dit, je vais laisser la latitude à la jeunesse de démontrer et donc il a décidé de confier l'implantation du Parti à la jeunesse. Il dit : « ce parti, c'est notre parti, votre parti. C'est pourquoi vous devez en faire ce que vous voulez. » Donc je vous laisse la latitude de faire en sorte que ce Parti existe désormais de façon concrète dans les foyers, dans les mœurs des ivoiriens. Il faut que vous soyez les artisans de la naissance et l'existence concrète de ce Parti, partout en Côte d'Ivoire. Et donc, c'est une responsabilité importante. C'est une responsabilité historique.
Et c'est pourquoi le Président Laurent Gbagbo nous a désigné Secrétaire général du Parti. Mais au delà de ma modeste et humble personne, c'est à toute une génération qu'il a voulue faire honneur. Il a voulu reconnaître, honorer, distinguer, le combat, l'engagement des jeunes de Côte d'Ivoire auprès de lui depuis 1990. Parce que depuis cette date, les jeunes sont toujours à ses côtés. En temps de pluie et en temps de soleil, ils ont été avec lui jusqu'à ce qu'il arrive au pouvoir. Ils sont également restés avec lui dans la résistance contre la rébellion armée. Ils ne l'ont pas abandonné et il a été déporté. Ils sont restés avec lui jusqu'à ce qu'il recouvre la liberté. Le sang a été coulé, tant de sacrifices, beaucoup de nos camarades sont morts, c'est tout cet engagement que Laurent Gbagbo a voulu reconnaître et honorer et c'est pourquoi il nous a confié le secrétariat général de notre Parti.
Donc, vous tous qui êtes ici, cette nomination est votre nomination. Cette distinction est votre distinction. Il a voulu honorer les Ayéméné Jean-Blaise, les Dogo Raphaël, les Koua Justin, les Dahi Nestor, les Dago Auguste, il a voulu honorer toute cette jeunesse qui a toujours battu le pavé, et donc c'est pourquoi nous devons nous apprêter. On doit s'apprêter ! On doit s'apprêter pour honorer cette distinction, relever tous ces défis qui se dressent devant nous.
Je vous sais des hommes de mission, je vous sais des hommes de devoir. Je vous sais des hommes de dignité, c'est pour cela que j'ai foi. Et quand j'ai l'occasion de dire au Président, je le rassure parce que je sais que vous allez vous montrer à la hauteur de cette responsabilité.
Mais ce combat là, il va se faire en étroite collaboration et parfaite intelligence avec nos aînés et devanciers. Dans le PPA-CI, il n'y a pas de conflits de générations, et nous, le Président Laurent Gbagbo nous a désigné secrétaire général du PPA-CI. Il ne nous a pas désigné comme responsable syndical d'une génération. Nous ne sommes pas des représentants des jeunes dans le PPA-CI. Nous sommes au PPA-CI pour tout le PPA-CI, pour toutes les générations du PPA-CI. C'est pourquoi ce travail doit se faire en étroite collaboration avec nos aînés. Voilà !
On apprend beaucoup de choses concernant plusieurs sujets. Les gens racontent : « Oui c'est le temps de la jeunesse, c'est le temps de la jeunesse, c'est maintenant où jamais, les vieux n'ont qu'à dégager, les vieux n'ont qu'à quitter ». Ce discours là, il n'existe pas au PPA-CI. Il n'existe pas. Nous, nous sommes en parfaite intelligence et collaboration avec nos aînés et c'est avec eux que nous travaillons. Nous avons besoin d'eux, de leurs expériences et ils ont encore des stratégies à nous apprendre. Ils ont encore beaucoup d'enseignements à nous donner. Nous avons tous écouté le Président Laurent Gbagbo parler le 17 octobre 2021 à l'hôtel Ivoire, arrêté sur ses deux pieds pendant près de deux heures. Il y a certains jeunes même qui ne peuvent pas s'arrêter sur leurs deux pieds comme ça, à plus forte raison, un discours aussi dense que celui du Président. Un homme comme ça, même s'il dit que demain matin il va à la retraite, c'est nous qui allions dire Non ce n'est pas encore le temps, tu ne nous as pas encore tout montré. Ici, nous sommes des militants disciplinés. Le changement de génération, c'est un changement naturel qui n'a pas besoin de palabres, de rupture. Cela se passe normalement. Et étant marqué par Dieu, la chaîne de générations va continuer de tourner. Et donc il arrive toujours un moment, où une génération passe le flambeau à une autre, mais ça ne se fait pas dans le désordre, dans la brutalité. Ça se fait dans la cohésion et l'harmonie. Et j'aime à le dire, est-ce que vous connaissez et suivez la course de relai ? C'est à dire une course où on passe le flambeau à quelqu'un qui va continuer la course. Si vous suivez bien cette course, vous allez comprendre comment se passe les flambeaux, génération par génération. Quand celui qui a le flambeau, et donc le relai, est en fin de course, celui à qui on doit remettre le relai démarre sa course. Il débute sa course, et il ne le fait pas n'importe comment, mais en tenant compte de celui qui va lui passer le relai. Il court de telle sorte que celui qui a le relai puisse le rattraper et lui passer le relai. Donc, quand bien même il court, il ne regarde pas derrière, mais toute son âme, son esprit, son corps, tout est derrière parce qu'entre le coureur qui est derrière et lui, quelque chose va se passer. Et de cette chose, de la manière dont elle va se passer, dépend l'issue de la course. Si le relai tombe, ils ont perdu la course. C'est pourquoi il y a une sorte d'osmose, de symbiose, de lien fusionnel entre celui qui prend le départ et celui qui termine. Est-ce que vous voyez ?
Ça veut dire qu'entre les anciens et nous, il doit y avoir cette harmonie générationnelle pour que le passage de flambeau puisse se faire normalement et que ceux qui le prennent puissent conduire la course jusqu'à son terme. On ne donne pas le flambeau n'importe comment et à n'importe qui. Laurent Gbagbo, lui même, est un héritier. Il a hérité de la lutte pour la Souveraineté, de la lutte pour le Panafricanisme. Mais vous savez, malgré tout ce parcours qu'il a eu, ce n'est qu'en 2010, à l'hôtel Ivoire, que l'un des pionniers de la lutte pour la Souveraineté de la Côte d'Ivoire, l'un des précurseurs de cette lutte, lui a passé solennellement le flambeau. C'était, au cours d'une cérémonie publique que vous avez pu suivre, feu Bernard B. Dadié, remettre le flambeau à Laurent Gbagbo. Il a dit : « maintenant, nous te jugeons apte à conduire ce combat, à conduire ce combat pour les peuples africains ». Entre Laurent Gbagbo et Bernard Dadié, savez-vous le nombre d'années qu'il y a ? Ce n'est pas la même génération.
Mais ils auraient pu donner, plus tôt, le flambeau à Gbagbo Laurent mais ils l'ont observé. Il est arrivé au pouvoir, ils l'ont observé, à l'épreuve de la rébellion en Côte d'Ivoire, son attitude comportementale, il est passé par plusieurs épreuves. Et c'est à la suite de ces épreuves, puisqu'il les a franchies avec dignité et honneurs, ces très anciens l'ont jugé apte à continuer ce combat. Donc le flambeau, on ne le passe pas à n'importe qui et n'importe comment. Donc c'est Gbagbo Laurent qui a le flambeau en main, mais Gbagbo Laurent ne l'a pas reçu à l'amiable. Pourquoi des gens veulent qu'il donne ça à l'amiable ? La nouvelle génération n'a encore rien démontré, il y en a qui sont encore sur la bonne voie, il ya des jeunes dont on respecte le parcours, le combat, l'engagement et ils sont destinés à un bel avenir mais c'est encore prématuré. C'est encore pressé et quand c'est comme ça, celui qui a ça, même quand il voulait te donner, ne va pas te donner. Vous qui êtes sous la bâche ici, beaucoup d'entre vous ont des enfants, le public est majoritairement jeune, vous avez des enfants, imaginez un seul instant, qu'un matin tu te réveilles et ton fils est assis au salon et t'interpelle : « il dit mais, vieux là, ton héritage là on fait comment même ? Depuis tu te caches les matins, tu te lèves, tu vas tu viens, héritage là on fait comment ? » Vous n'allez pas dire, c’est votre sorcier qui est là ? Et si vous devez donner l’héritage à quelqu'un, ce n'est pas à lui parce qu'il ne se comporte pas bien. C'est de ça qu'il s'agit.
Laurent Gbagbo, Laurent Gbagbo, Laurent Gbagbo, c'est notre Chef, c'est notre leader et il est revenu pour reprendre la lutte. La lutte dans laquelle nous sommes là, celui qui nous offre les meilleures chances de remporter le combat s'appelle Laurent Gbagbo. C'est lui ! C'est lui qui nous offre les meilleures garanties de remporter ce combat. Mais c'est lui que nous, on attendait. Qui n’attendait pas Gbagbo dans ce pays ? Il est revenu, il est revenu et c'est maintenant que les gens l'attaquent de partout, les gens essaient de le ridiculiser, de lui jeter l'anathème, mais pourquoi les gens se fatiguent ? J'entends souvent les gens dire qu'en « dehors de Laurent Gbagbo, il y a d'autres personnes qui peuvent diriger le nouveau parti et qu'en dehors de Gbagbo Laurent, il ya d'autres personnes qui peuvent faire ce qu'il fait. » Je vais vous dire aujourd'hui la vérité. Vous savez pourquoi les gens comme les Laurent Gbagbo, dans le passé, n'ont pas survécu ? Est-ce que vous savez pourquoi les gens comme Gbagbo Laurent, dans le passé n'ont pas survécu ? C'est parce qu'en les assassinant, en mettant un terme à leurs vies, les impérialistes mettaient par voie de conséquence un terme à leurs visions. Mais pourquoi croyez-vous qu'ils ont tué Patrice Lumumba ? Qu'ils ont renversé, en 1969, Modibo Keïta ? Qu'ils ont assassiné, en 1987, Thomas Sankara ? Pourquoi ? Mais aujourd'hui, où en est la vision de Thomas Sankara ? Où en est sa vision ? Aujourd'hui, où en est la vision de Patrice Lumumba ? En les tuant, ils ont tué la vision. Même s'ils n'ont pas tué la vision, ils ont déstabilisé la vision. Même s'ils n'ont pas déstabilisé la vision, ils ont recadré la vision.
Généralement, quand ils s'en prennent à ceux qui portent la vision, quand ils veulent assassiner ceux qui portent la vision, c'est que dans l'entourage de ceux qui portent la vision, ils ont déjà trouvé leur homme. Quand ils veulent tuer celui qui a la vision, dans l'entourage immédiat de celui qui porte la vision, ils ont corrompu quelqu'un et c'est leur agent. Mais quand ils ont assassiné Thomas Sankara, qui a pris le pouvoir ? N'est-ce pas Blaise Compaoré ? Mais qui était Blaise Compaoré ? On l'avait déjà corrompu, on l'avait déjà détourné, on l'avait déjà acheté. Quand ils veulent, et j'insiste, quand ils veulent tuer celui qui a la vision, dans l'entourage immédiat du visionnaire, ils ont leur représentant et élément.
Et donc, Laurent Gbagbo est un miraculé. Quand tu as survécu là où tes prédécesseurs sont morts, là où Kadhafi est mort, nous devons cajoler Laurent Gbagbo. On doit le chérir, qu'on l'aime ou pas, on doit le chérir parce qu'il porte quelque chose en lui et ce qu'il porte en lui est déterminant pour nous. Ce qu'il porte en lui est fondamental pour nous. Je n'ai pas dit que Laurent Gbagbo est un dieu et est irréprochable. On peut lui reprocher des choses mais par rapport à la vision qu'il porte, on doit faire attention à Gbagbo Laurent, même quand on veut lui porter des critiques. On doit faire attention parce qu'il porte quelque chose en lui. C'est de ça qu'il s'agit.
Aujourd'hui, ce n'est plus l'homme de la Côte d'Ivoire seulement, c'est l'homme de l'Afrique tout entière. Et toute l'Afrique regarde aujourd'hui le combat de Laurent Gbagbo avec admiration. Tous ceux qui le vilipendaient hier le reconnaissent, même si on n’est pas prophètes chez soi. Même quand on n’est pas prophètes chez soi, il faut reconnaître les mérites, les qualités de l'homme, les souffrances, les engagements, les convictions qui ont été les siennes dans le combat. Gbagbo a sacrifié trop des choses pour nous, il a trop sacrifié des choses pour nous, regardons nous droit dans les yeux pour parler.
J'entends des gens dire : « On s'est sacrifié pour Gbagbo Laurent, on a fait trop de sacrifice pour lui ». Et lui ce qu'il a fait ? Il ne parle pas de ça tout le temps. Quel sacrifice vous avez fait pour Gbagbo Laurent ? Mais vous ne dites jamais quel sacrifice il a fait pour vous. Vous êtes nombreux, vous ne dites jamais ce que Gbagbo a fait de vous. Qui étiez vous dans ce pays ? Qui étiez-vous ? Oui, Gbagbo Laurent s'est battu, c'est lui seul qui croyait qu'il allait devenir Président de la République de ce pays, beaucoup n’e croyaient pas. C'est pourquoi, quand Houphouët-Boigny lui a proposé d'être Ministre de son gouvernement, il a dit Non ! Il y a combien d'ivoiriens à qui on proposera d'être ministre et qui sont capables de refuser ? Surtout, sous Houphouët-Boigny, il a refusé parce qu'il savait, qu'en acceptant, il ruinait ses chances de devenir Président. Il s'est battu, il est arrivé au pouvoir et parce qu'il a été président, la vie de beaucoup a changé dans ce pays. Ils sont devenus quelqu'un, ils sont devenus des gens que les ivoiriens écoutent, à cause de Gbagbo Laurent, parce qu'ils marchent à côté de Gbagbo Laurent. Il y a des gens qui ont construit des immeubles ici, ont eu toutes les distinctions ici, et votre Gbagbo Laurent est généreux. Il leur a permis tous d'être des hommes importants dans ce pays. Mais quand ils parlent, on dirait que Gbagbo Laurent n'a rien fait pour eux, et je n’aime pas ça ! Je n'aime pas ça du tout !
Quelle est cette façon de se prendre pour le centre de la terre ? On se connaît tous dans ce pays. Il y a des gens qui sont venus manger avec Gbagbo Laurent quand seulement il est devenu Président de la République de Côte d'Ivoire. Nous là, on connaît cette histoire, on connaît cette histoire. Quand Gbagbo devenait Président de la République, j'étais le Président des Jeunes du FPI, et il n'y a pas quelqu'un qui peut me raconter l'avènement de Laurent Gbagbo au pouvoir. Vous êtes au courant. Et c'est la vérité.
Depuis, dans ma génération, des gens avec qui j'ai le même âge ou presque le même âge, il n'y a pas un seul qui m'a précédé dans le salon de Gbagbo Laurent. Eux tous, m'ont trouvé là-bas. C'est parce qu'on ne veut pas parler. Mais quand tu sais, tu ne parles pas n'importe comment. Il faut que les gens se calment ! Qu'ils se calment ! Qu'ils se calment !
Et puis, il faut mettre Laurent Gbagbo à la place qui est la sienne. Il n'est pas le camarade de quelqu'un de notre génération. Il n'est pas le camarade de quelqu'un ! Donc, qu'on se calme parce que s'ils ne se calment pas et qu'on se lève pour parler, ce n'est pas évident qu'ils restent debout. Je le dis sans faux-fuyant.
Laurent Gbagbo, c'est lui ! Il y a des gens comme ça qui sont des hommes providentiels, il faut lui reconnaître ça ! Et c'est Dieu qui le met là, c'est Dieu ! Tout ce que vous ferez, n'aura aucun impact ! Mais si vous n’arrêtez pas, nous vous dirons les vérités, nous vous dirons les vérités, parce que nous savons des choses mais on se calme.
Chers parents du Loh-Djiboua, je vous ai dit de vous préparer. Dans quelques instants, dans quelques semaines, dans quelques jours, le Président Laurent Gbagbo va officialiser la direction du PPA-CI. Il va mettre en place tous les organes du PPA-CI et dès que cela sera fait, nous allons déployer la machine et nous allons commencer dans toute la Côte d'Ivoire une grande marche, une marche qui va se terminer en 2025, au Palais Présidentiel au Plateau. Je dis bientôt, nous allons commencer notre marche victorieuse vers le retour au pouvoir, dans la démocratie, dans l'unité, dans le rassemblement, dans la réconciliation. Nous allons entreprendre cette marche qui va chuter au Plateau, un certain octobre 2025. Apprêtez-vous ! Apprêtez vous donc moralement, psychologiquement, physiquement, intellectuellement, spirituellement, mystiquement mais préparez vous quand même.
C'est ce que je suis venu vous dire, vous mes parents. Ici, c'est chez nous ! Loh-Djiboua c'est chez nous et je ne pouvais pas, à l'occasion du retour de ce digne fils, ne pas vous dire ça. Et je l'ai dit sous le contrôle de Lorougnon Marie-Odette, de Lia Bi Douayoua.
Merci beaucoup !
Que Dieu vous bénisse et bénisse vos familles !
Vive Laurent GBAGBO !
Vive le PPA-CI !
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