18 juillet 2017
LE MINISTRE ASSOA ADOU : " Notre combat politique écarte systématiquement la violence et le tribalisme "
Mardi 18 Juillet 2017 – Le procès d'Assoa Adou et ses coaccusés poursuivis pour des faits de détention illégale d'arme à feu, de complot contre l’autorité de l’État, d’organisation de bande armée, tire allègrement vers sa fin.
Le parquet général a reconnu ce jour dans son réquisitoire que les chefs d'accusation pour lesquels sont poursuivis les 8 prévenus sont établis.
Il a condamné le Dr Assoa Adou à 10 ans d’emprisonnement ferme, le prévenu Aka à 26 mois, tandis-que les autres accusés avec à leur tête, Metch Metchro Arold ont écopés chacun de 20 ans de prison ferme.
Avant le réquisitoire du parquet général, la partie civile avait également reconnu coupables les huit accusés des faits qui leur sont reprochés.
En attendant le verdict final du Président de la Cour d'assises, qui sera certainement rendu dans la soirée, la défense plaidait pour la relaxe de ses clients.
Le procès a véritablement démarré le mardi dernier au Tribunal de première instance du Plateau.
Comment Assoa Adou s’est défendu au tribunal lundi, un de ses co-accusés le dédouane
A la cour d’assise le membre fondateur du Front Populaire Ivoirien (FPI) a réfuté les accusations portées contre lui selon le juge d’instruction d’avoir distribué des armes pour les attaques d’Abengourou.
Ci-dessous l’intégralité de sa déclaration comme rapporté à KOACI.COM par un témoin des faits présent au tribunal.
«J’ai été enlevé sans mandat, chez moi, le 7 janvier 2015 à 20h30 par des policiers pour être conduit à la DST (Direction de la surveillance du territoire) puis à la MACA (Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan) avant d’être déporté au Camp pénal de Bouaké où j’ai passé plus de deux ans dans des conditions atroces. Un seul repas aspergé de je ne sais quoi nous est servi par jour. Ce qui me servait de cellule n’avait qu’une petite ‘’ persienne’’ pour laisser de timide lumière du jour et le comble est que 24h/24 on venait nous éclairer le visage avec une torche. J’ai été mis en confrontation le 8 janvier 2016 avec Metch Metchro et devant le juge d’instruction, Zahourou Théophile a déclaré ne m’avoir jamais rencontré. Tout comme j’ai répété au juge que je n’avais jamais vu Metch Metchro. Je suis membre fondateur du Front populaire ivoirien (FPI) en 1969 avec feu Pr Zadi Zaourou, Mamadou Traoré et Laurent Gbagbo, et le FPI a fait de l’accession au pouvoir de façon démocratique son credo tout en soulignant que ‘’la violence ‘’est proscrite de notre lutte. Notre combat politique écarte systématiquement la violence et le tribalisme. J’ai toujours participé aux actions visant à ramener la paix et la réconciliation dans notre pays. A Marcoussis en France, à Kabakouma en Côte d’Ivoire, à Ouagadougou au Burkina Faso, j’ai été au cœur des négociations pour la réconciliation entre les hauts responsables politiques : Le général Gueï, Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara, Blaise Compaoré… Je me souviens avoir discuté pendant 3 heures de temps avec l’ex-président du Burkina Faso afin de poser les bases des négociations de paix. Concernant le président Henri Konan Bédié, en accord avec son avocat, Maître Ahoussou Jeannot, j’ai veillé à la mise en place d’un protocole qui lui permettait de rentrer d’exil : selon son avocat, Bédié avait dit qu’il ne pouvait pas revenir au pays car il craignait pour sa sécurité et qu’il n’avait pas de maison pour y habiter ; ces deux conditions ont été satisfaites. Le président Laurent Gbagbo a ordonné le décaissement de 500 000 000 FCA (Cinq cent millions de francs CFA) pour lui offrir une résidence appropriée. Comment un tel homme peut-il mener des actions subversives contre son pays ? », a –t-il interrogé de plaider non coupable. « Je ne suis concerné ni de près, ni de loin par les charges de l’accusation. »
Quant au co-accusé à la barre l’ex milicien Metch Metchro il aurait soutenu n’avoir jamais rencontré le ministre Assoa Adou ni n’avoir jamais reçu des armes de lui pour quelque attaque que ce soit. « Je n’ai pas de preuve que Assoa Adou a distribué des armes », aurait-il déclaré.
Wassimagnon, Abidjan
Le parquet général a reconnu ce jour dans son réquisitoire que les chefs d'accusation pour lesquels sont poursuivis les 8 prévenus sont établis.
Il a condamné le Dr Assoa Adou à 10 ans d’emprisonnement ferme, le prévenu Aka à 26 mois, tandis-que les autres accusés avec à leur tête, Metch Metchro Arold ont écopés chacun de 20 ans de prison ferme.
Avant le réquisitoire du parquet général, la partie civile avait également reconnu coupables les huit accusés des faits qui leur sont reprochés.
En attendant le verdict final du Président de la Cour d'assises, qui sera certainement rendu dans la soirée, la défense plaidait pour la relaxe de ses clients.
Le procès a véritablement démarré le mardi dernier au Tribunal de première instance du Plateau.
Comment Assoa Adou s’est défendu au tribunal lundi, un de ses co-accusés le dédouane
A la cour d’assise le membre fondateur du Front Populaire Ivoirien (FPI) a réfuté les accusations portées contre lui selon le juge d’instruction d’avoir distribué des armes pour les attaques d’Abengourou.
Ci-dessous l’intégralité de sa déclaration comme rapporté à KOACI.COM par un témoin des faits présent au tribunal.
«J’ai été enlevé sans mandat, chez moi, le 7 janvier 2015 à 20h30 par des policiers pour être conduit à la DST (Direction de la surveillance du territoire) puis à la MACA (Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan) avant d’être déporté au Camp pénal de Bouaké où j’ai passé plus de deux ans dans des conditions atroces. Un seul repas aspergé de je ne sais quoi nous est servi par jour. Ce qui me servait de cellule n’avait qu’une petite ‘’ persienne’’ pour laisser de timide lumière du jour et le comble est que 24h/24 on venait nous éclairer le visage avec une torche. J’ai été mis en confrontation le 8 janvier 2016 avec Metch Metchro et devant le juge d’instruction, Zahourou Théophile a déclaré ne m’avoir jamais rencontré. Tout comme j’ai répété au juge que je n’avais jamais vu Metch Metchro. Je suis membre fondateur du Front populaire ivoirien (FPI) en 1969 avec feu Pr Zadi Zaourou, Mamadou Traoré et Laurent Gbagbo, et le FPI a fait de l’accession au pouvoir de façon démocratique son credo tout en soulignant que ‘’la violence ‘’est proscrite de notre lutte. Notre combat politique écarte systématiquement la violence et le tribalisme. J’ai toujours participé aux actions visant à ramener la paix et la réconciliation dans notre pays. A Marcoussis en France, à Kabakouma en Côte d’Ivoire, à Ouagadougou au Burkina Faso, j’ai été au cœur des négociations pour la réconciliation entre les hauts responsables politiques : Le général Gueï, Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara, Blaise Compaoré… Je me souviens avoir discuté pendant 3 heures de temps avec l’ex-président du Burkina Faso afin de poser les bases des négociations de paix. Concernant le président Henri Konan Bédié, en accord avec son avocat, Maître Ahoussou Jeannot, j’ai veillé à la mise en place d’un protocole qui lui permettait de rentrer d’exil : selon son avocat, Bédié avait dit qu’il ne pouvait pas revenir au pays car il craignait pour sa sécurité et qu’il n’avait pas de maison pour y habiter ; ces deux conditions ont été satisfaites. Le président Laurent Gbagbo a ordonné le décaissement de 500 000 000 FCA (Cinq cent millions de francs CFA) pour lui offrir une résidence appropriée. Comment un tel homme peut-il mener des actions subversives contre son pays ? », a –t-il interrogé de plaider non coupable. « Je ne suis concerné ni de près, ni de loin par les charges de l’accusation. »
Quant au co-accusé à la barre l’ex milicien Metch Metchro il aurait soutenu n’avoir jamais rencontré le ministre Assoa Adou ni n’avoir jamais reçu des armes de lui pour quelque attaque que ce soit. « Je n’ai pas de preuve que Assoa Adou a distribué des armes », aurait-il déclaré.
Wassimagnon, Abidjan
Source Koaci.com
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