MANIFESTATION DE SOUTIEN A THÉO AFIN DE DIRE NON A LA BAVURE POLICIÈRE.
Ce samedi 11 février 2017, plusieurs centaines de personnes, mères de famille en première ligne, dont Madame Christine Zékou ont manifesté au tribunal de Bobigny 93000 pour denoncer la bavure policière contre le jeune homme de 22 ans Théo animateur de profession gravement blessé jeudi lors de son interpellation. Les habitants, parmi lesquels de nombreux jeunes vêtus d'un T-shirt blanc réclamant «justice pour théo»
Ils ont commencé à manifester, en début d'après-midi devant le tribunal Bobigny en chantant la Marseillaise
«On en a marre de la violence policière. Mon fils est plus âgé que Théo, ce sera peut-être lui demain qui se fera baisser le pantalon et violer «sans faire exprès» ? Les policiers ne respectent pas les jeunes, comment voulez-vous qu'ils les respectent ensuite ?»
«Depuis des années on essaie, d'enseigner le respect des institutions à nos jeunes. Qu'est-ce qu'on va leur dire après ça ? Quand on voit que c'est la police qui se comporte mal, ça anéantit tout notre travail», a déploré Madame Christine Zékou.
La police de la bandelieue n'ayant pas pu supporter les critiquent à son encontre décide de disperser les manifestants à coup de gaz lacrymogène.
Pour Rappel le jeune homme de 22 ans fut l'objet d'agression par quatre policiers. Gravement blessé, Théo évoque des coups d'une violence inouïe et surtout un traumatisme tant physique que moral.
«Je savais que là où on était il n’y avait pas de caméras, j’ai réussi à me débattre, je suis parti devant les caméras. J’ai pas cherché à fuir, j’ai dit aux policiers, 'vous avez déchiré mon sac', ils me répondent 'on s’en fout'. Ils sont trois à me saisir, je leur demande, pourquoi vous faites ça, ils ne me répondent pas, ils me disent que des injures »
Théo poursuit le récit de son calvaire mais aussi de son humiliation lorsque l’un des policiers le blesse à l’anus en enfonçant sa matraque.
«Dès qu’il m’a fait ça je suis tombé sur le ventre, j’avais plus de force. Là il me dit 'les mains dans le dos', j’ai dû mettre mes mains dans le dos, ils m’ont mis les menottes et là ils m’ont dit ‘assieds-toi maintenant’, je leur ai dit ‘j’arrive pas à m’asseoir, je sens plus mes fesses’, et ils m’ont mis des gaz lacrymogènes dans la tête, dans la bouche, un coup de matraque en pleine tête, et moi j’avais tellement mal aux fesses que cette douleur-là semblait éphémère (…) Mon pantalon était baissé, j’avais vraiment mal», poursuit-il.
Une fois dans le véhicule de la police, Théo explique que les coups affluent tout comme les moqueries. Arrivé au commissariat, il ne peut pas s’asseoir. Les secours sont appelés en urgence. «Le Samu me retourne, il regarde la plaie et me dit ‘là c’est très grave, il y a au moins 5 ou 6 centimètres d’ouverture, faut l’opérer le plus rapidement possible. »
Hospitalisé à l'hôpital Robert Boulanger à A
ulnay sous bois.Les parents de la victime devront atteindre 60 jours pour le diagnostic.








