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LE COMBATTANT
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30 novembre 2016

Le Procès de la haine/ Les Assises "remettent en cause les droits de la défense"

Maître Ange Rodrigue Dadjé, avocat principal de l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, jugée pour "crimes contre l'humanité", a estimé mardi que les Assises "remettent en cause les droits de la défense", après avoir claqué la porte pendant l'audience, sur son compte Facebook.

 

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"Je viens de claquer la porte des Assises de Mme Gbagbo qui remettent en cause les droits de la défense", a écrit Me Dadjé, ajoutant que ces droits et sa "dignité (…) restent primordiaux" pour lui:"je ne transigerai pas la dessus". 


Il a également évoqué la remise en cause de "l’accord obtenu avec le Bâtonnier et le Procureur Général" qui a valu lundi le retour des avocats de l’ex-Première dame, après environ trois semaines de boycott pour protester contre la non-comparution de personnalités dont le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, le directeur général de la Police nationale, Général Bredou M’Bia ou encore l’ex-chef de l’armée, Général Philippe Mangou.

Me Ange Dadjé a claqué la porte en pleine l’audience, après que le juge Boiqui Kouadjo lui a reproché d'avoir délivré des citations à comparaître "irrégulières" car ne respectant pas les délais de transmission prévus par la loi.

Empêchée de quitter la salle à son tour, la Première Dame Première dame s’est laissée emportée:"C’est de la foutaise! Vous croyez que parce que vous êtes juge vous avez le droit de faire n’importe quoi dans ce pays ? Si vous voulez me condamner, condamnez-moi mais ne me fatiguez pas", a lancé Simone Gbagbo, refusant de s’asseoir malgré l’ordre du juge.

"Je vous pardonne Madame, nous n’allons pas perdre patience", a réagi le président de la Cour face à l’accès de colère de la Première Dame Ehivet  Gbagbo qui lui a demandé de "respecter la loi". La cour a décidé d’annuler les citations à comparaître des personnalités citées par la défense. Elles ne seront donc pas entendues lors de ce procès.

Pour rappel La Première Dame Simone Ehivet Gbagbo comparaît pour son implication présumée dans des tirs d’obus sur le marché d’Abobo, un quartier pretendu favorable à Monsieur Alassane Ouattara  l'adversaire du Président Laurent Gbagbo à la présidentielle de novembre 2010, et  l'imaginaire répression des femmes d’Abobo afin de justifier le bombardement de la résidence Présidentielle,et symbole de l'Etat et surtout le départ du pouvoir du Président Laurent Gbagbo. 

C'est supposé crimes ont été commis lors de la crise post-électorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3.000 morts en cinq mois dans le pays.Et la Première Dame Ehivet Gbagbo purge actuellement une première peine de 20 ans pour atteinte à la sûreté de l' Etat. 


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