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Photo d'Archives et d'illustration

 

 

 

Je voudrais, à l’entame de mes propos, remercier, au nom du Ministre Hubert OULAYE, Président du Comité de Contrôle, le Secrétaire Général de la Section Toits Rouges 1, le
camarade Goh Marcel Désiré, le Bureau de la Section et à travers eux, tous les militants de Yopougon de Gbagbo avec à leur tête, le Fédéral Kouassi Kouadio Bertin, pour leur
constante mobilisation pour la cause du Front Populaire Ivoirien et du Président Laurent GBAGBO. Le ministre me charge de vous dire qu’il s’honore de l’invitation que vous lui avez adressée pour participer à la présente manifestation. Il me charge tout
particulièrement de vous présenter ses sincères regrets de ne pouvoir être avec vous ce jour pour des échanges que vous souhaitez constructifs tant pour votre formation que pour l’avancée de notre combat commun pour la libération totale et le retour du Président Gbagbo que pour une Côte d’Ivoire de paix, de liberté et de justice. Le président du Comité de Contrôle est contraint en ce moment d’observer un strict repos selon les médecins. Il m’a cependant chargé de le représenter et instruit de vous rassurer qu’à sa propre initiative, qu’après son rétablissement, il viendra vous rendre visite dès qu’il sera disponible.

Camarades militantes,
Camarades militants,
En venant ici cet après midi du 09 novembre 2019, représenter le Ministre Hubert OULAYE, l’une des têtes fortes de notre Parti, la tâche qui est la mienne n’est pas du tout aisée, au regard des qualités intrinsèques de l’invité, ses responsabilités et de la somme d’expériences accumulées au service de notre Parti, le FPI. C’est pourquoi, je sollicite d’emblée votre indulgence pour les approximations et autres insuffisances qui ne manqueront pas à l’exercice du jour.

Camarades militants,
En invitant ici, le Président du Comité de Contrôle, vous avez-voulu échanger avec lui sur l’actualité politique de la Côte d’Ivoire. À cet effet, et sur instructions du Ministre Hubert
OULAYE, je vous propose la démarche suivante.
1.La situation judiciaire du Président Laurent GBAGBO et du ministre C. Blé Goudé
2.Le contexte politique actuel en Côte d’Ivoire et l’action du FPI

I. DE LA SITUATION JUDICIAIRE DU PRÉSIDENT LAURENT GBAGBO

Il convient au prime abord de rappeler que le Président Laurent GBAGBO et le Ministre
Charles Blé GOUDE « sont acquittés de toutes charges » depuis le 15 janvier 2019. Le juge Cuno Tarfusser a même décidé ce jour là, de leur libération immédiate. Cette décision du juge a désillusionné et dérouté tous ceux qui sont à la base du transfèrement à la Haye du Président Laurent GBAGBO et de Charles Blé GOUDE. En vérité, ceux qui sont à la base de leur transfèrement avaient en tête leur éloignement définitif de la Côte d’Ivoire. La décision du juge Italien a signé l’échec de ce projet. En réalité, dans l’euphorie de leur victoire armée, Ouattara et ses amis ont utilisé la diplomatie française et le Procureur Ocampo de la Cour Pénale Internationale afin d’éloigner Laurent GBAGBO que l’armée française n’a pas réussi à tuer après avoir déversé 1000 Tonnes de bombes sur sa résidence. Souvenez vous aussi qu’à Korhogo où il a été emprisonné, en plus de la maltraitance, ses geôliers, dit-on empoisonnaient ses repas par petites doses…

Face à cette décision inattendue d’acquittement des deux accusés, les comploteurs internes et internationaux, comme il fallait s’y attendre, pris de court par le juge Cuno, s’agitent et agitent Bensouda pour maintenir le Pr Laurent GBAGBO coûte que coûte à la CPI en rallongeant le procès par la procédure d’appel qui prend la forme d’une action dilatoire, d’une manœuvre de retardement. Car, après l’échec de leur funeste projet de le faire condamner pour des crimes qu’il n’a jamais commis, Bensouda et toutes les mains occultes qui l’instrumentalisent ont changé de stratégie: Ils luttent aujourd’hui pour
maintenir le Président Laurent GBAGBO hors de la Côte d’Ivoire afin qu’il ne puisse pas
participer à la prochaine élection présidentielle. Pour parvenir à cette conclusion il suffit de se poser une question simple : En décidant
d’interjeter appel dans ce dossier après le cinglant et humiliant verdict des juges Cuno
Tarfusser et Henderson, Bensouda cherche-t-elle en réalité l’éclatement de la vérité dans ce procès ?

Camarades militants,
La réponse c’est NON ! En effet ce n’est pas la vérité qui intéresse la procureure Bensouda ! Car, ce n’est pas la 1ère fois que les juges considèrent que le dossier de Bensouda est vide. Déjà en 2013, à l’étape de la confirmation des charges, les juges lui avaient clairement
signifié que son dossier était vide. 6 ans plus tard, ceux de la chambre de 1ère instance lui
disent que le dossier est d’une faiblesse déconcertante. « La faiblesse du dossier contre Laurent Gbagbo a fait un tort considérable à la Côte d’Ivoire » titrait le journal Le Monde
le 1er octobre 2018 ; « il ne fallait pas envisager de renvoyer l’affaire en procès ou de maintenir une condamnation car, l’affaire a été révélée et exposée comme un théorème
fragile et invraisemblable » Geoffrey Henderson. Le président Laurent GBAGBO n’était pas seul sur le terrain. Il était confronté à une rébellion armée qui a fait plusieurs milliers de morts à travers la Côte d’Ivoire. La
rébellion a commis un génocide à l’ouest selon la Croix rouge internationale et un Rapport de l’ONG Human Rights Watch. Mais la procureure ne s’intéresse pas à tous ces crimes graves dont les auteurs sont connus. Elle ne les voit pas ou encore promet depuis 9 ans qu’elle va lancer des enquêtes, qui ne viennent pas. Elle veut masquer la vérité des crimes du camp Ouattara par un acharnement judiciaire contre le Président Laurent GBAGBO. C’est cela la vérité. Plus longtemps durera la procédure contre le camp Gbagbo, plus l’éventualité d’un procès s’éloignera pense-t-elle.

Pour qui Bensouda agit-elle ?
Bien sûr pour Monsieur Ouattara et son clan. Pendant tout le temps du procès, Ouattara et le bloc rebelle poussaient Bensouda dans le dos. Le 25 octobre dernier, face à la débâcle de Bensouda, monsieur Ouattara, par le biais de ses avocats a adressé un courrier à la CPI, alors qu’il n’est pas partie au procès, à la fois pour soutenir l’appel de Bensouda et pour demander de maintenir le Président Laurent GBAGBO loin de la Côte d’Ivoire et bien sûr, loin des élections de 2020. Oooh Honte ! La peur a changé de camp ! Laurent GBAGBO acquitté de toutes charges doit rentrer dans son pays pour la réconciliation nationale et participer aux élections de 2020 pour les gagner avec le FPI et consolider la paix par la réconciliation vraie ! Voilà ce qui fait peur à Ouattara et à ses
amis.

En effet, malgré la situation injuste qu’il subit, le Président Laurent GBAGBO demande la
réconciliation. Il est pour la réconciliation vraie entre les filles et les fils de la Côte d’Ivoire ; il est pour la réconciliation même avec tous ses adversaires et ses bourreaux d’hier. Il en a donné la preuve le 29 juillet 2019, date à laquelle le président Laurent GBAGBO a reçu le Président Henri Konan Bédié du PDCI à Bruxelles, ex-membre fondateur du RHDP avec qui il a fait la paix pour sauver la Côte d’Ivoire, qui est aujourd’hui dangereusement conduite vers un abîme par Alassane Ouattara et son RHDP unifié.Laurent GBAGBO croit à la réconciliation des Ivoiriens. C’est pourquoi, le Secrétaire Général du FPI, le Dr ASSOA ADOU parcourt les régions ivoiriennes pour promouvoir la réconciliation des Ivoiriens.

II- DE LA RÉCONCILIATION NATIONALE

Laurent GBAGBO n’est ni un rancunier, ni un revanchard. C’est un grand homme d’Etat !
Malgré tout ce qu’il a subi et enduré, le Président demande au FPI et à tous les Ivoiriens de s’engager dans la réconciliation.
Le Président Laurent GBAGBO sait que les militants du FPI qui ont subi les affres de la
guerre, les emprisonnements, l’exil et la spoliation, les militants, dis-je ont des raisons de se braquer, de se fâcher. Le Président le sait, cependant, Laurent GBAGBO demande au FPI et à tous les militants de se dépasser et de penser à la Côte d’Ivoire. Penser à nos enfants qui ont besoin de vivre dans un pays en paix. Laurent GBAGBO demande d’être ouvert à la réconciliation vraie qui passe par la libération de tous les prisonniers politiques civils et militaires, le retour des exilés, la réparation des préjudices subies par toutes les victimes des crises successives en Côte d’Ivoire. Cette réconciliation selon la vision du Président Laurent GBAGBO passe par l’élaboration consensuelle des règles électorales et la redéfinition constitutionnelle du vivre ensemble. (C’est-à-dire, entre autres, mettre fin au rattrapage ethnique par exemple).

Pour réaliser cette vision d’une Côte d’Ivoire réconciliée sur les bases ci-dessus exposées,
le Président a demandé de renforcer la plateforme EDS et d’accepter le rapprochement avec le PDCI-RDA qui du reste est déjà sur le terrain à cet effet. Le PDCI-RDA du président Henri Konan Bédié, lui aussi réclame la réconciliation pour la Côte d’Ivoire. Et il le dit clairement, « cela passe par le retour du Président Laurent GBAGBO en Côte d’Ivoire ».
En définitive, par leurs manœuvres éhontées en direction de la CPI, ni Bensouda et encore moins Ouattara ne souhaitent la réconciliation et la paix en Côte d’Ivoire. C’est tout le sens de la danse des sorcières qu’ils exécutent depuis 8 ans aussi bien à la CPI qu’en Côte d’Ivoire. Les masques sont enfin tombés et bien tombés. Bensouda et Ouattara manœuvrent contre le retour de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé. Ils sont opposés à la paix et à la réconciliation des ivoiriens.

Mais alors quel est le sort du Président Laurent GBAGBO dans tout ça ? Les comploteurs infatigables ont-ils des chances de réussir cette fois leur sinistre projet de maintenir les deux acquittés loin de la Côte d’Ivoire?En dépit des manœuvres de Ouattara et de Bensouda, le sort du Président Laurent GBAGBO est loin d’être scéllé. Laurent GBAGBO est acquitté, il n’est plus en prison et ne retournera plus en prison. D’abord le dossier est vide et ce ne sont pas les motifs légersde l’appel de Bensouda qui suffiront pour le remplir. Elle demande que l’acquittement soit annulé parce que les juges au lieu d’écrire leur jugement ont rendu une décision orale ! Et pourtant, malgré la forme orale de la décision du 15 janvier 2019, elle a pu formuler son appel ! Quelle incongruité !
Pour toutes ces raisons camarades, nous avons des raisons d’être confiants que très
bientôt le Président Laurent GBAGBO et son ministre Blé Goudé seront à Abidjan.
Cependant, nous ne devons pas croiser les bras. Le FPI doit continuer de se battre pour
apporter une réponse forte à tous les comploteurs. Car, ce n’est plus la culpabilité du Président Laurent GBAGBO qui est l’enjeu ! Ce sont les élections de 2020 qui sont en
cause.L’enjeu pour Ouattara et Bensouda, c’est que le Président Laurent GBAGBO ne vienne pas en Côte d’Ivoire avant 2020 pour les élections. Dès lors il s’agit de retarder, de rallonger inutilement le procès afin que le Président ne puisse pas participer aux élections.

Camarades militants,
Soyez sereins ! Restez débout pour répondre à l’appel de la direction du Parti. Le FPI y
travaille et d’un moment à l’autre vous appellera pour libérer la Côte d’Ivoire.

Camarades militants,
Certes, les Ivoiriens font face à une dictature rampante depuis le 11 avril 2011, mais les lignes bougent de plus en plus.
1. Le président Laurent GBAGBO et le ministre Charles Blé Goudé sont acquittés
de toutes les charges et sont sur le point de rentrer en Côte d’Ivoire.
2. Le RHDP vit dans une peur panique depuis le départ du PDCI-RDA et de SORO
Guillaume. Désormais, le RHDP est réduit au rdr qui, conscient des nombreux crimes à
l’actif de ses cadres et milices, a décidé de confisquer la CEI afin de procéder à un hold-
up électoral en 2020. Aussi, n’hésite-t-il pas à emprisonner les opposants qui refusent
de lui faire allégeance. AKOSSI BENDJO, Jaques MANGOUA. Les derniers procès ouverts contre le Président Laurent GBAGBO et le ministre Charles Blé Goudé s’inscrivent dans cette même logique. Le RDR sait que Laurent GBAGBO et son ministre seront bientôt
parmi nous ; alors que monsieur Ouattara qui a une peur bleue du Président Laurent
GBAGBO ne souhaite pas que celui-ci soit candidat en 2020.

Camarades militantes,
Camarades militants,
Mesdames et Messieurs,
Telle est la situation actuelle de la Côte d’Ivoire. Pour Conclure, « est-ce qu’un lion qui n’a ni dents, ni griffes peut-il effrayer un
buffle ? » NON !
Camarades soyez sereins !
Préparons-nous !
2020 est pour nous !
2020 ……..est pour nous !
Je vous remercie !

Message Lu par le SN Kpeya Ben, représentant du ministre Hubert Oulaye, le samedi 09 novembre 2019