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Après son renversement par la coalition internationale, le 11 avril 2011 les nouveaux chantres du régime dictatorial d’Abidjan via leurs petits communicateurs sur les réseaux sociaux  ont fait circuler la rumeur. Pour ceux-ci, le président Laurent Gbagbo se proclament panafricaniste mais il n’a jamais abordé la question de la monnaie ou du franc CFA, il fallait  son « supposé » isolement lors de la crise politique 2010-2011, pour dit-n créer une monnaie.

Face à cette grosse manipulation du siècle, «  LE COMBATTANT » pour ses lecteurs les propositions du Président Laurent Gbagbo sur cette question. Dans son livre entretien Côte d’Ivoire, histoire d’un retour, le président Laurent Gbagbo  a expliqué sa vision de l’économie.

Dans cette perspective de fédération régionale, quelle politique économique envisagez-vous de mener ?

« Il faut d’abord établir les bases d’une politique économique commune. Je vois en la monnaie un des instruments privilégié pour mener une politique économique commune dans une Afrique de l’Ouest intégrée et plus tard dans la fédération, parce que qu’aujourd’hui la situation monétaire de cette région n’est guère reluisante. Dans certains pays, nous avons des monnaies nationales instables, dévaluées, non convertibles parce que non valables sur le marché mondial ( Sily, Cedi, Leone, Dalasi, etc.) ; dans d’autres, nous avons un bloc de pays regroupés au sein de l’U.M.O.A. ( Union monétaire de l’ouest africain)qui ont une monnaie apparemment stable mais qui n’ont pas d’indépendance monétaire. Les monnaies du premier groupe de pays ne sont pas stables de toute évidence. Nous avons aujourd’hui, avec trente ans d’indépendance, la preuve que  quand un pays africain a voulu prendre son indépendance, monétaire en créant une monnaie nationale tout seul, l’opération s’est soldée par un échec, parce que les économies sont trop faibles pour supporter une indépendance monétaire, pour supporter une monnaie. La monnaie étant la mesure de l’activité économique, quand celle-ci sombre, la monnaie sombre aussi. Or nous nous contentons d’exporter le café, le cacao, enfin, les matières premières non transformées. Je crois que tout seul aucun de nos Etats n’est capable de supporter la gestion d’une monnaie indépendante. Il faut une plus grande activité économique pour qu’il y ait effectivement une bonne monnaie.

 

Nous voulons avoir une monnaie qui soit le symbole et le reflet de notre indépendance nationale. Ce désir est légitime. Pour ce faire, il nous faut prendre un certain nombre de mesures afin que cette monnaie ne soit pas qu’un moins celles-ci :

-         Prendre la décision politique de créer une fédération d’Etat ouest-africain ;

-         Prendre la décision politique de faire de cette fédération un grand marché (politique démographique, création d’emploi dans des secteurs variés, relèvement du niveau de vie) ;

-         Mettre en œuvre une politique économique commune ;

-         Créer une monnaie pour soutenir l’ensemble.

 Quel que soit le bout par lequel on prend le problème, qu’on commence par faire la fédération avant de faire la monnaie ou bien qu’on crée la monnaie avant d’arriver à a fédération, c’est la même chose. Parce que dès l’instant où nous aurons décidé de faire une zone monétaire unique, dès l’instant où nous aurons décidé de crée une monnaie unique, nous serons obligés de nous diriger à grands pas vers l’intégration économique, donc vers l’intégration politique. », a-t-il déclaré

 

 Extrait du livre du Président Laurent Gbagbo,  Côte d’Ivoire, l’histoire d’un retour, page 67-68.