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Depuis l’acquittement du Président Laurent Gbagbo par la nébuleuse cour pénale internationale, plusieurs rumeurs et autres intoxications circulent dans les médias proches du régime despotique d’Abidjan imposé sous des bombes françaises en avril 2011.  Dans cette nouvelle expédition communicationnelle, Jeune Afrique est première ligne pour salir son Excellence monsieur le Président Laurent Gbagbo, actuellement en Belgique malgré son acquittement.

Face à cette nouvelle propagande, le  «  COMBATTANT » revisite pour ses lecteurs la longue guerre d’intoxication et surtout de dénigrement de « Jeune Afrique » contre l’intrépide combattant Laurent Gbagbo, depuis les années 1985.  Dans son livre entretien, «  Côte d’Ivoire, l’histoire d’un retour » , le camarade Président Laurent Gbagbo répond à une question à l’intox de Jeune Afrique relative  à son exil en France.

QUE PENSEZ-VOUS DE LA PROPHETIE DE JEUNE AFRIQUE ?

Q - IL YA QUELQUES ANNEES EN EFFET, CE JOURNAL A PRETENDU QUE VOUS FAISIEZ DES PIEDS ET DES MAINS POUR RENTRER AU PAYS APRES DES CONTACTS DISCRETS AVEC HOUPHOUET- BOIGNY. A L’EPOQUE, NOUS APPRIS QUE VOUS AVEZ TRAINE CE JOURNAL DEVANT LES TRIBUNAUX PARISIENS ET QUE VOUS AVEZ GAGNE VOTRE PROCES. OR, NOUS AVONS LU RECEMMENT DANS LE NUMERO 1469 DU 1er MARS 1989, SOUS LA PLUME DE HAMZA KAIDI, QUE  JEUNE AFRIQUE MAINTIENT CONTRE VOUS CE QU’IL AVAIT ECRIT EN 1985. QU’EN DITES-VOUS ?

 L.G. – Ce journal doit avoir un problème d’identité ; sinon comment expliquer ces différents zigzags ? Jugez-en vous-même : N* 1281 du 24 juillet 1985 : Jeune  Afrique affirme que j’ai demandé «  discrètement » à Houphouët-Boigny de me laisser rentrer au pays. Le 9 avril 1986, il est condamné pour avoir publié une information dont l’exactitude n’a pas été établie » ;

N* 1446 du 21 septembre 1988 : Jeune Afrique annonce mon retour, en donne les raisons et surtout, explique que je n’ai en rien abandonné mon combat ;

N*1449 du 12 octobre 1988 : Jeune Afrique annonce qu’Houphouët –Boigny est mécontent parce qu’il n’a pas réussi à me faire «  demander pardon » ;

N* 1457 du 7 décembre 1988 : Jeune Afrique annonce l’arrestation de mon ami et collaborateur Anaky Kobena Innocent. L’article souligne : «  La mesure constitue un avertissement à Gbagbo qui, à son retour, n’a pas «  demandé pardon » comme on l’espérait à la présidence. » L’article conclut : De fortes pressions s’exercent sur Gbagbo  pour qu’il appelle à la dissolution du Front Populaire Ivoirien, organisation d’opposition dont il a préfacé le programme en 1987. L’historien s’y refuse fermement. »

N* 1469 du 1er  mars 1989 ; Hamza Kaidi écrit un article qu’on peut traduire à peu près en ces termes : Tout ce que nous avons publié en 1988 sur les rapports entre Laurent Gbagbo et Houphouët –Boigny, c’est du toc ; empressez-vous de l’oublier. Revenez plutôt à ce que nous avions  dans  notre numéro 1281 du 24 juillet 1985 sous la plume d’Abdelaziz Dahmani : il n’y a que ça de vrai. A la rescousse de son argumentation, M. Kaidi  cite  la dépêche   que l’Agence France-Presse diffusa le 1er Octobre 1988 : mais ce faisant, il oublie la dépêche diffusée par la même agence le 17 décembre 1988, dépêche qui disait notamment : « … Par ailleurs, M. Gbagbo a affirmé qu’il n’était pas question pour lui de dissoudre le FPI., comme l’ont exigé, selon lui, les autorités ivoiriennes, et qu’il demeurait farouchement opposé au système du parti unique. »

Ces propos, qui reflètent la réalité contredisent de façon catégorique les allégations que Hamza Kaidi a formulées quinze jours plus tôt. (…) Pourvu que l’on s’informe avant de parler et d’écrire.

Ceci  étant, il faut que les gens comprennent bien que je n’avais pas à demander à qui que ce soit, ni discrètement ni indiscrètement, de me laisser rentrer dans mon pays. Il n’y avait pas lieu de le faire. Je n’ai jamais été banni. ( …)

Extrait du livre  Côte d’Ivoire, histoire d’un retour, page 20 à 22.