Sans titre

 

Monsieur le Vice-président du PDCI RDA

Monsieur le Maire de la ville d’Adzopé

Messieurs les  responsables du PDCI venus de tous les départements et surtout de la ville d’Agboville pour nous assister.

Camarades responsables, militants et militantes du FPI

 Chers ivoiriens

Honorables chefs de villages

Honorable chefs de communautés religieuses

Je vous salue

Je voudrais tout d’abord avant de continuer vous demander de vous lever pour observer une minute de silence pour la génitrice de DOGBO Blé, à la mémoire de tous nos camarades de cette région qui sont partis, à la mémoire bien sur de ce grand artiste adoré par les jeunes actuels, je veux parler de DJ Arafat. Levez-vous pour une minute de silence.

Je vous remercie.

Adzopé est pour moi une ville particulière. Je suis arrivé dans cette ville plus précisément le 09 Octobre 1958, je me souviens de cette date parce que c’est le jour de la mort du Pape Pie 12, j’étais un élève de l’école Catholique, un enfant de cœur. On prend un gros camion qu’on appelait T45 et nous arrivons à Adzopé, un monsieur écoute sa radio et il nous annonce la mort du Pape Pie 12

J’arrive Adzopé pour l’école primaire parce qu’à l’époque la région Attié était la région la plus scolarisée en Côte d’Ivoire, on était déjà à près de 80 pourcents d’enfant scolarisés, près de 80 pourcents pour ne par dire plus. Mais Adzopé va me donner autre chose parce que nous somme arrivés au moment où il y a la bataille, il y a l’affrontement entre les partisans de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, pour cette région le leader s’appelait Maître Ada Camille et les partisans de ce qu’on appelle la communauté franco-africain. C’était la bataille Ada Camille a faillit être assassiné ici, il a fuit pour se refugier au Ghana. Donc tout petit on écoutait les adultes parlés, on suivait les débats, on suivait ceux qui étaient partisans avec Houphouët Boigny et c‘est dans cette ambiance qu’on va grandir et nous autres nous allons rentrer au collège ici au cours complémentaire d’Adzopé.

Mon maître, celui qui va me permettre de faire cela s’appel monsieur ODI Jacques d’Ananguié, je salue les parents d’ODI Jacques, il était important parce que c’est un monsieur de l’ancienne génération qui a faits le cours normal de Koudoukou, Koudoukou, où il a rencontré mon oncle, ils étaient trois ivoiriens un Attié et deux Agni, un d’Abengourou et un d’Arrah.

Se passage à Adzopé va nous formater l’esprit parce qu’on va suivre tous les débats et déjà nous lancé peut être dans la contestation parce que je vais me retrouver à la tête d’une grève au cours complémentaire. A mon retour des vacances en 1960-61, le directeur dit que je suis renvoyé de l’école pour indiscipline et c’est ainsi que je vais prendre la route d’Abidjan. Mais entre temps ça va me permettre de connaître EL Moustapha Koné le colonel donc le père était le grand responsable du PDCI ici parce qu’à l’époque il y avait pas de rattrapage, ça va me permettre de connaître aussi Fani Ibrahima grand dirigeant du RDR aujourd’hui et d’autres. Donc moi je salue la population d’Adzopé.

Mais je dis cela pour ajouté un élément qui va vous faire comprendre pourquoi Adzopé est une ville importante. Nous sommes à quelques kilomètres d’un village qu’on appelle Moapé sur la route d’Abengourou, à la pénétration coloniale dans cette zone la résistance des Attiés a été farouche.

C’est à Moapé que va être tué le commandant qu’on appel Clouglass, vous partez Abidjan plateau juste après la librairie de France une petite rue qui va vers la radio de Côte d’Ivoire, on appelle ça Clouglass, ce colon a été tué par le monsieur qu’on appelle Seka Seka de Moapé.

Alors vous voyez quand le multipartisme revient en 1990, le peuple Attié comme un seul homme va se mobiliser. Ce n’est pas étonnant que le peuple Attié se mobilise en 1990 pour soutenir le retour de multipartisme, mais soutenir surtout le Président Laurent Gbagbo et va nous donner des députés dans cette région. C’est pourquoi il m’a chargé de vous dire merci, population de la Mé Nensin, Nensin.

Je voudrais profiter de l’occasion pour qu’on ait une pensée pour certains des notre qui sont ici partis très top, je veux parler de N’guessan Brou Blaise, l’honorable député qui nous a quitté, je veux parler de Kouaou Kouaho dit Louis 14 qui nous a quitté. Mais aujourd’hui nous sommes venus pour vous parler de la réconciliation comme disait toute à l’heure un de ceux qui m’ont précédé. Pour se réconcilier il faut savoir pourquoi. Le Président Laurent Gbagbo depuis sa prison, à ce moment, il était en prison, qui suit les évènements en Côte d’ Ivoire et il s’est rendu compte que notre pays est plus que sinistré. Je vous disais toutes à l’heure que déjà dans les années 50 Adzopé avait une population d’enfant scolarisés à 80 pourcents, aujourd’hui, ce n’est pas le cas en Côte d’Ivoire.

L’école ivoirienne est dans une situation désastreuse. On nous dit, les parents qui sont paysans de faire l’inscription en ligne c'est-à-dire il faut aller sur ordinateur. C’est un moyen pour ne pas inscrire certains enfants, tous ceux qui s’inscrivent, c’est un moyen d’escroquer leurs parents. Ce sont des milliards qu’en octobre, ils vont vous retirer de vos porches. La santé, c’est la même situation, peut être que vous n’êtes pas au courant mais on nous annonce que le CHU de Yopougon sera fermé en Octobre, sera fermé parce que un travailleur du CHU a eu le courage de mettre sur la toile les sales d’opérations de cet important hôpital où on voyait l’eau coulée des plafonds. Mais avant le CHU de Yopougon, la maternité du CHU de Treichville a été longtemps fermée et encore fermée.

Pour nos parents planteurs de café, cacao, hévéa, palmier à huile c’est la même situation, on achète plus rien, quant ils vont  pour acheter on donne un prix officiel que le pisteur qui vient, qui est leur pisteur, il prend ça à 100 francs au lieu 400 francs ou 500 francs, c’est encore du vole. Toute la population ivoirienne est dans une situation de précarité tellement on nous escroque, on nous vole. La dernier information qu’on m’a donné, c’est que aujourd’hui on remplace nos compteurs d’électricité par ce qu’il appelle les compteurs électronique, mais les compteurs électronique, tu ne peux pas contrôler ta consommation parce que pour voir combien tu as consommé, tu appuis sur un bouton, un code et puis de leurs bureaux ils te disent que tu as consommé tant de francs. Si tu ne veux pas payer depuis leurs bureaux, ils coupent l’électricité, c’est encore du vole mais mieux ce qui est grave, c’est que pour nous qui somme dans les villes comme Adzopé, Abidjan, sur nos facture vous remarquez que vous devriez payer 2000 francs pour la télévisions ivoirienne.

Est-ce que on permet à vos partis politiques de passer à la télévision ivoirienne ? (non)

Alors on exprime que il y a à peu près 2 500 000 personnes abonnées, si vous prenez un million de personnes  c'est-à-dire que tous les mois ou tous les deux mois il vous vole 2 milliards de francs et y a pas d’information.

Je voudrais également, pour ne pas parler de tout parce que comme disait un doyen, si vous citez toutes les parties de votre corps vous finissez par vous insultez, je voudrais parler de la sécurité, oui la sécurité. On avait déjà dit dans d’autres interventions ce qui se passe à nos frontières Nord Burkina Faso, Mali qui sont aujourd’hui des théâtres de combats entre les djihadistes et les forces de défense et de sécurité de ce pays, ces même djihadistes qui font des mouvements vers nos frontières. Mais je veux parler de l’insécurité en Côte d’Ivoire.

Vous apprenez tous les jours les morts des jeunes gens mais le cas qui m’a frappé le plus, c’est la tentative d’enlèvement du professeur Bamba Moriféré, oui on arrête tous les jours, moi-même j’ai été enlevé de chez moi un soir à 21 heures, mais celui qui conduisait l’opération n’était pas masqué et il s’était présenté, pour Bamba Moriféré, c’est des jeunes hommes encagoulés qui sont arrivés et ils ont dit qu’ils venaient d’un commissariat de police, lorsque l’enlèvement a échoué et qu’on s’est renseigné, il n’y avait pas de policier de ce commissariat qui sont partis chez Bamba, donc ce sont des inconnus. Mais c’est grave parce qu’on a connu un pays qu’on appelle Haïti, Haïti c’est une île, vous avez entendu parler à cause des cyclones, le dirigeant s’appelait Duvalier et Duvalier avait formé des commandos qu’on appelait les tontons macoutes. Donc ce sont les tontons macoutes qu’on veut former en Côtes d’Ivoire, les tontons macoutes des lagunes, pour enlever un des protestataires, les opposants, les ivoiriens doivent dire non et dire non dès maintenant.   

L’avant dernier élément que je vais souligner est l’endettement.

Un grand responsable de ce pays ose dire, Monsieur le Président endettez-vous, que nous allons payer. Je suppose que, moi j’émets deux hypothèses, ou bien il sait ce que c’est que l’endettement pour un pays, qui ruine le pays parce que nous somme endettés en Dollar ou en Eurobond  donc on va vers l’appauvrissement pour des générations et des générations. S’il le sait, c’est du cynisme de sa part. S’il ne le sait pas qu’il a dit, c’est assez grave parce que c’est de l’ignorance. Quand l’ignorance dirige un pays c’est la catastrophe.

Le dernier élément, je l’ai mis en dernier parce que nous le disons. Les ivoiriens sont là ils assistent, c’est assez grave, c’est le rattrapage ethnique. Ça veut dire quoi, ça veut dire que quand les enfants passent le concours, quand vous demandez un emploi, quand vous voulez être un entrepreneur que vous sollicitez un marché, sur des bases ethniques vous êtes acceptés ou vous êtes éliminés. C’est pourquoi j’avais dit à Yopougon qu’on a l’impression que l’intelligence a quitté toutes les régions de Côte d’Ivoire et est parties se localiser au Nord. Mais vous le savez quand je l’ai dit, un ami du RDR oui parce que moi j’ai des amis là bas, il m’appelle et il dit Assoa tu as dit que nous faisons du rattrapage ethnique, nous on ne fait pas du rattrapage ethnique, c’est le PDCI qui fait le rattrapage ethnique. Ça vous voyez, je lui ai dit quand tu vas rentrer en Côte d’Ivoire viens me voir et on va discuter, il n’est jamais venu.

Donc chers frères, chère parents, camarades, c’est compte tenu de tout cela et de tout ce qui c’est passé que le Président Laurent Gbagbo a demandé à son parti de se lever, de se mobiliser, d’aller vers tous les partis politique de Côte d’Ivoire, toutes les association, dans toutes les régions, pour dire aux ivoiriens mobilisons-nous , mettons fin à l’existence de ce phénomène, faisons de tel sorte que les ivoiriens se réconcilient, se parlent parce que c(est vrai comme l’a dit le Professeur Boua Yapo Felix.

Il a eu des évènements malheureux, des gens qui ont été tué mais nous, nous ne somme pas comme les autres, nous, nous sommes différents parce que si je vous demande vous tous est ce que vous êtes capable d’égorger quelqu’un en public (non), donc nous ne sommes pas des égorgeurs, c’est pourquoi GBAGBO dit allez-ci à la réconciliation, faites de la  Côte d’Ivoire un pays paisible. Mais parmi nos leaders qui peut faire se travail, on les connaît tous, ce n’est pas parce que je suis FPI, mais le seul leader politique qui est capable de réconcilier les ivoiriens, qui est capable de pardonner s’appelle Gbagbo Laurent.

Et aujourd’hui, il est pris en otage en Belgique, moi je dis en otage parce que quand 82 témoins en charge, c'est-à-dire on a pris des gens, on dit allez-ci le condamner, ils arrivent et ils disent que le monsieur la, il est innocent, c’est pourquoi je voudrais que vous applaudissez Sam l’Africain qui est assis là. Sam l’Africain, il a eu le courage, la témérité pour  dire que GBAGBO Laurent est innocent, GBAGBO Laurent n’a rien fait. Ceux qui l’on suivit ont alors eu le courage de dire la même chose. Après les 82 témoins, le juge a dit à Madame Bensouda et ses Hommes pardon n’envoyez plus personnes parce que ça va être trop grave pour vous. Et il a dit Gbagbo Laurent, Blé Goudé, vous êtes acquittés, libération immédiate. Mais bien sur ceux qu’ont jeté les bombes sur la résidence du Président, ceux qui ont détruit le pays, ceux qui ont fait que nous avons de milliers de nos parents, nos frères, nos sœurs en exile, ceux qui ont fait que nous avons encore des prisonniers à la MACA et ailleurs, ceux la ont mis l’argent en jeu et ont dit Gbagbo doit être maintenu là bas en attendant l’hypothétique appel. Mais nous savons qu’il n’aura pas d’appel parce que madame Bensouda sait quel a tord.

C’est pourquoi nous voulons remercier le Président Henry Konan Bédié, remerciez les militant du PDCI RDA qui ont compris l’appel du Président Laurent Gbagbo. Quant on dit qu’on remercie le Président Bédié, c’est parce que la situation l’exige. Le Président Bédié n’est pas de notre âge. Après le président Gbagbo a dit ceci : quand Bédié devenait un ministre nous nous étions encore élève, quand Bédié a commencé à être une personnalité importante dans ce pays, nous étions encore élèves et étudiant. Il n’est pas de notre génération. Il a pris la route entre Paris et Bruxelle  en voiture. Je vous dis bien en voiture pour allez voir le Président GBAGBO. Il était accompagné par son épouse. On finit, il reprend la voiture pour revenir à Paris. Il faut lui dire merci, il mérite respect.

Aujourd’hui, nous faisons ce meeting aidés pas nos frères et sœurs du PDCI. Ils sont là nombreux, ils nous ont soutenu à tous les niveaux, mais on remarque que parmi les protagonistes de la situation en Côte d’Ivoire, il y a un qui manque parce que le Président Bédié a dit oui et il a fait ce que je viens de vous dire. SORO Guillaume qui a pris les armes pour semer la terreur en Côte d’Ivoire, a dit que je suis pour la réconciliation, je suis près à aller voir le Président Gbagbo mon père. Il reste qui ? Il reste le RDR. Quand on disposait les chaises, j’ai dit non amener une chaise, peut-être que le représentant RDR va venir, on dit non, il dit qu’il ne vient pas.  Non nous les disons n’ayez pas peur, les militants du FPI, les militants du PDCI RDA qui étaient avec vous hier, tous ceux la sont des hommes paisible.

Ce que nous voulons, s’est sauvé notre pays, le Professeur Boua Yapo l’a dit, le maire d’Adzopé l’a dit. Nous voulons la Côte d’Ivoire et faut sauver la Côte d’Ivoire. Mais qui sauve la Côte d’Ivoire sauve tous les pays qui nous entoure qui tirent leurs ressources de la Côte d’Ivoire. Ils ont des millions et des millions de leurs compatriotes ici, donc la Côte d’Ivoire est un pays important pour la sous-région. La Côte d’Ivoire participe à la stabilité de la sous-région. Donc si vous les connaissez les militant du RDR, je préfère dire RDR mais pas RHDP parce que RHDP s’est le RDR et puis ses acolytes. Il faut que ceux là viennent à la table de négociation parce que, aujourd’hui l’arrivé du Président Laurent Gbagbo ici dépend de deux  choses. De notre mobilisation et de notre exigence. Il faut exiger qu’il soit de retour. Nous sommes les ivoiriens, nous sommes des citoyens, le pays nous appartient. Tu peux être président du pays mais tu n’es pas le propriétaire du pays. Donc nous devons nous lever pour l’exiger et c’est le sens de la tourné que nous faisons, aidés par nos frères et sœurs du PDCI RDA et nous pensons que peut être qu’on n’arrivera pas à la fin, ceux qui ne veulent pas encore viendront dire oui on a compris Gbagbo Laurent vient en Côte d’Ivoire, nous t’attendons pour la réconciliation.

Donc c’est le message que le Président Gbagbo voudrait que je vous livre cet après midi fougue de la Mé. Nous savons que vous être des combattants, c’est pourquoi je me suis fait effort de rappeler votre passé glorieux de vos ancêtres et chaque fois que nous auront besoin de vous, nous viendrons ici, nous prendrons la parole nous vous parlerons.

Merci !