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Communiqué sur la situation en Côte d'Ivoire

 

Depuis plus de sept ans, le Président Laurent Gbagbo est en otage à la Cour pénale internationale. Le déroulement de son procès - avec Charles Blé Goudé - qui a débuté le 28 janvier 2016 a démontré la vacuité du dossier de l'accusation. La démonstration est donc faite que le maintien en détention du Président et de son Ministre n'a aucune raison juridique probante. Le sort du Président ainsi maintenu pour l'empêcher d'être aux commandes de son pays, où il a été reconduit par le peuple de Côte d'Ivoire indigne et avive à juste titre des émotions.

 Cependant, il n'est pas dans la pratique du Président Laurent Gbagbo de résoudre les problèmes par la violence. Son slogan a toujours été : "Asseyons-nous et discutons."

 C'est pourquoi, au-delà de l'amertume et du désarroi que suscite son sort et qui est donc naturellement compréhensible, le Front Populaire ne saurait se reconnaître en tout appel à la violence et à la haine à l'endroit de communautés désignées.

 Il est connu que le pouvoir d’Abidjan sème la division dans notre pays ; de nombreux Ivoiriens sont en exil et en prison ; le peuple est en proie à de grandes souffrances. Malgré la situation délétère que cela suscite dans le pays, Alassane Dramane Ouattara ne trouve pas de sujets de gouvernance si ce n'est de multiplier des actes de provocations, en travaillant à sa perpétuelle reconduction.

 En tout état de cause, l'opinion est informée que seul le mot d'ordre donné par le parti, relativement à l'enrôlement organisé par l'actuelle CEI, reste valable. Il s'agit de se battre pour que les prochaines échéances électorales se déroulent dans des conditions de transparence qui permettent que les vrais vainqueurs prennent le pouvoir.

 Fait à Paris, le 9 juin 2018

 Claude Koudou,

Secrétaire National chargé de la Communication