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     Après la célébration de l’anniversaire du Président Laurent Gbagbo Laurent par l’EDS le jeudi 31 mai dernier, la direction du CODESCI a organisé une campagne de sensibilisation et de mobilisation en faveur de la libération du Président Laurent Gbagbo. Ce vendredi 01 juin, la secrétaire générale Christine ZEKOU accompagnée de sa délégation a mis le cap sur la ville de paris. Pour les organisateurs cette campagne a avait pour but de rendre un vibrant hommage au combattant Laurent Gbagbo pour sa constance dans la lutte émancipatrice.

      « Bonjour mes frères et sœurs, je vous dis merci, nous sommes là, ce jour pour rendre un hommage à un homme, à un combattant, le Président Laurent Gbagbo. A travers cette campagne, nous voulons vous présenter l’homme, parce qu'il ya eu beaucoup d’écrits mensongers à son endroit. Et nous sommes là pour rétablir la vérité. Le jeudi 31 mai dernier, Laurent Gbagbo a célèbré son 73e anniversaire de son existence sur la terre des hommes, depuis son lieu de détention de scheveningen, dans les faubourgs de la Haye. Le père du multipartisme a donc soufflé sa 73e bougie. Depuis le 11 avril 2011, Date à laquelle les forces impérialistes ont mis fin à son régime à coups de bombes larguées par les forces françaises et celle de l’ONUCI. Un acte qui marque le recul dans l’alternance démocratique. Le Président Laurent Gbagbo demeure l’homme le plus populaire de la Côte d’ivoire malgré les tentatives des impérialistes à vouloir tourner sa page.», a affirmé Christine Zekou

Abordant l’actualité brûlante en Côte d’ivoire, concernant le mot d’ordre relatif au boycott de l'enrôlement lancé par la plate forme significative de l’opposition  « EDS »

     « Je tiens à dire que le CODESCI soutien l’appel de boycott de l’EDS, Nous disons merci à EDS pour la cohérence dans le combat contre la CEI illégale et illégitime au ordre de Ouattara. Le pouvoir Ouatatra refusant de reformer la CEI décide d’organiser via la CEI la révision de la liste électorale. Pour nous au CODESCI, la présence de Monsieur Youssouf Bakayoko à la tête de la commission électorale indépendante (CEI) ne rassure guère les ivoiriens. Il est à la base de la crise postélectorale de 2010. Nous ne voulons plus de cet Monsieur à la CEI. Tout acte qu’il va poser est nul et de nul effet. Nous sommes cohérents avec nous –mêmes quand nous demandons aux ivoiriens de boycotter l’enrôlement. Selon l’arrêt de la cour africaine des droits de l’homme et des peuples de novembre 2016.En demandant par cet arrêt, sa reforme en profondeur. Depuis 2011, nous réclamons une nouvelle CEI et un nouveau Président. Camarades mobilisons nous pour exiger la réforme de la CEI et le départ de son Président avant d’envisager prendre part à quoi que ce soit. Après avoir réussi ce défi, nous pourrons participer à toute opération électorale et gagner surtout la présidentielle de 2020 avec notre leader, Laurent Gbagbo. Refusons la mascarade en 2018 pour qu’en 2020 nous soyons au pouvoir », a lancé Zekou Christine

       Pour rappel,Laurent Gbagbo est né le 31 mai 1945 à Gagnoa, en Côte d'Ivoire. Il voit le jour au sein d'une famille catholique modeste, originaire du village de Mama dans le grand-ouest ivoirien. Son père, Paul Koudou Gbagbo, est sergent de police et sa mère, Marguerite Gado, originaire du village bété de Blouzon, est ménagère. Son père est blessé et fait prisonnier par les troupes allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale et est décoré à ce titre de la « reconnaissance de la Nation française » le 8 mai 2003,Laurent Gbagbo est marié à Simone Ehivet, avec laquelle il a deux filles. Il a un fils, Michel, d'un premier mariage avec la Française Jacqueline Chamois.

       Membre du Syndicat national de la recherche et de l'enseignement supérieur (SYNARES), ce syndicaliste actif dans les années 1970 est emprisonné à Séguéla et Bouaké de mars 1971 à janvier 1973. Devenu directeur de l'IHAAA en 1980, il se révèle lors des manifestations étudiantes du 9 février 1982, qui provoquent la fermeture des universités et des grandes écoles. C'est durant cette année que naît dans la clandestinité le futur Front populaire ivoirien (FPI). Parti en exil en France en 1985, il cherche à promouvoir le FPI et son programme de gouvernement visant à lutter contre la dictature du Parti démocratique de Côte d'Ivoire, alors parti unique, et à promouvoir le multipartisme. Idéologiquement proche du Parti socialiste français, il se lie d'amitié avec Guy Labertit, membre du Parti socialiste unifié, du fait de son opposition à Félix Houphouët-Boigny.

      Houphouët-Boigny s'inquiète de voir Gbagbo développer un réseau de contacts et trouve que « son remuant opposant serait beaucoup moins encombrant à Abidjan qu'à Paris ». Fortement pressé de rentrer au pays, Gbagbo retourne finalement en Côte d'Ivoire le 13 septembre 1988, Houphouët-Boigny ayant implicitement accordé son pardon en déclarant que « l'arbre ne se fâche pas contre l'oiseau ». Devenu secrétaire général du FPI lors du congrès constitutif des 19 et 20 novembre 1988, il se présente à l'élection présidentielle du 28 octobre 1990 qui est marquée par la première candidature face à celle du président Félix Houphouët-Boigny ; Gbagbo remporte 18,3 % des suffrages, ce qui lui confère le statut de chef de l'opposition. Les élections législatives du novembre de la même année sont les premières placées sous le signe du multipartisme ; le FPI y obtient neuf sièges sur 175, Gbagbo lui-même étant élu dans la circonscription de Ouaragahio, où se trouve sa ville natale. En mai 1991, puis en février 1992 ont lieu d'importantes manifestations étudiantes. Le 18 février, le premier ministre Alassane Ouattara fait arrêter Laurent Gbagbo, après avoir fait signer la veille au chef de l'État une loi anti-casseurs. Il est condamné le 6 mars 1992 à deux ans de prison ; il est finalement libéré en août de la même année.

     En 1995, Laurent Gbagbo appelle au boycottage de l'élection présidentielle prévue le 22 octobre en raison de la réforme du Code électoral. Henri Konan Bédié, président de l'Assemblée nationale et successeur constitutionnel du défunt président Félix Houphouët-Boigny, est élu avec 96,44 % des suffrages.Lors des élections législatives partielles tenues le 30 décembre 1996, Gbagbo est réélu dans sa circonscription, le FPI remportant cinq des huit sièges à repourvoir. Désigné candidat officiel du FPI lors du troisième congrès du parti, organisé du au 11 juillet 1999, il se présente à l'élection présidentielle du 22 octobre 2000 contre le général Robert Guéï qui a renversé le président Bédié le 24 décembre 1999. Cette élection est marquée par l'élimination par la Cour suprême de plusieurs candidatures, dont celle d'Alassane Ouattara — pour cause de « nationalité douteuse », faux et usage de faux sur la filiation — et de l'ancien président Bédié. Les résultats donnent Gbagbo vainqueur face à Guéï, qui les conteste. Des heurts s'ensuivent. Gbagbo devient président le 26 octobre, Guéï reconnaissant la légitimité de Gbagbo le 13 novembre. Lors des élections législatives du 10

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décembre, le FPI apporte à Gbagbo une majorité de 91 sièges, contre 70 au PDCI et seize indépendants.