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     « Ce pouvoir est un pouvoir de propagande et de publicité », ainsi s’exprimait un jour, un citoyen qui semblait en avoir pris sa dose devant la politique de communication surréaliste du régime Ouattara. Il ne croyait pas si bien dire. Oui, tout porte à croire que devant la vacuité de son projet de campagne, Alassane Ouattara a choisi de récupérer les projets conçus par son prédécesseur Laurent Gbagbo pour les présenter comme les siens aux yeux de la population. De sorte que les plus naïfs y croient effectivement. Malheureusement pour lui, l’ambassadeur de la Chine en Côte d’Ivoire, S.E.M ZHANG Guoqing, sans le vouloir, a démasqué le N°1 des « solutionneurs ». En effet, dans son discours au cours de la cérémonie d’inauguration de l’hôpital général de Gagnoa le lundi dernier, l’ambassadeur a rappelé que les projets du barrage de Soubré, de l’autoroute de Grand Bassam, du Château d’eau de Bonoua (tous pompeusement lancés à coup de publicité médiatique par le régime Ouattara) ont été négociés dans le cadre du sommet Sino-africain de novembre 2006 Beijing où la délégation ivoirienne a été conduite par Laurent Dona Fologo représentant le président Laurent Gbagbo. 


    Pourtant, Ouattara s’évertue à dire à qui veut l’entendre qu’il a hérité d’un pays où rien n’a été fait durant 10 ans. Et que c’est grâce à sa politique que le pays serait en chantier. En réalité, l’homme surfe sur les projets déjà conçus, négociés avec financement bouclé par le président Laurent Gbagbo. En effet, partout dans la ville d’Abidjan, l’échangeur de la Riviéra 2, l’agrandissement de la route du zoo, de même que le boulevard des martyrs, le bitumage du tronçon Angré-Abobo par le Mahou, les deux ponts reliant la 7ème tranche à Angré à la 8ème tranche et à l’Adjibi, le pont de Jacqueville, l’Autoroute du Nord, le bitumage de la route Boundiali-Tengrela, le barrage de Soubré… sont tous des projets dont les financements ont été bouclés sous le régime du président Laurent Gbagbo. 

    On voit donc que ce régime n’a encore rien apporté de nouveau qui porte sa marque. Malgré un pays finalement réunifié avec la totalité des collectes d’impôts qui vont dans les caisses de l’Etat. Là où malgré la division du pays et un détournement avéré de ses ressources au profit d’une rébellion armée artificiellement montée pour les besoins de la cause, Laurent Gbagbo a su donner espoir à la Côte d’Ivoire pour l’après-crise. Lui qui disait qu’il voulait laisser un pays débarrassé de toutes ces lourdeurs à son successeur. Et c’est fait. La preuve, Ouattara inaugure des ouvrages, lance des projets conçus par son prédécesseur. La tâche finalement lui est plus facile. Et il n’y a simplement qu’à le reconnaître. 


Coulibaly Zié Oumar Envoyé spécial à Gagnoa 

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