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Vendredi 06 Avril 2018 – Comme annoncé leprocès des 18 détenus de lamarche «réprimée» de la plateforme de l’opposition, Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (EDS), a débuté ce vendredi après midi dans la petite salle de la cour d’appel dutribunal de première instance d’Abidjan, devenue exiguë pour famille, partisans et journalistes comme constaté sur place par KOACI.

Dans sa lecture l’accusation a brandi comme charges « troubles à l’ordre public » et « discrédit sur décision d’Etat ».

Elle a justifié que lamarchea été interdite la veille et pourtant les mis en cause se sont rendus sur lieux.

Des charges rejetées par la défense desprévenus composée de Me Ange Dadje Rodrigue, Me Dako Zahoui Toussaint, Me Gahoua Martial et Me Bobré Felix.

Pour les avocats, la procédure n’aurait pas respecté les règles avant de qualifier le procès-verbal de nullité car il ne serait pas signé.
En réponse à l’interdiction de la marche, elle a soutenu que la décision a été prise la veille (Ndrl mercredi 21 Mars) à 19h, et que les organisateurs n’avaient pas les moyens nécessaires pour informer leurs partisans.


Toujours selon la défense, cette charge revenait de fait aux autorités qui jouissent de suffisamment de médias pour annoncer qu’elle était interdite.

Dans son réquisitoire après le passage desprévenus à la barre, le Procureur a requis 15 jours d’emprisonnement ferme. La défense a quant à elle plaidé pour la relaxe pure et simple de ses clients.

Le verdict de la juge, 12 jours couverts par la détention déjà effectuée, en somme à compter du 23 mars 2018.

Mais ce qu’on pourrait qualifier de parodie judiciaire, c’est que, lesprévenus sont privés de 5 ans de droits civiques et 3 ans d’interdiction de paraître en dehors du lieu de naissance, pour « « troubles à l’ordre public » et « discrédit sur décision d’Etat ».

Enfin, de nombreuses personnalités politiques de l'opposition telles que, Mamadou Koulibaly, George Ouegnin, Hubert Oulaye, Ettien Amoikon, Yao Yao Jules, Akoun Laurent et un centaine de partisans de Laurent Gbagbo avaient fait le déplacement dutribunal du Plateau en guise de soutien.

Donatien Kautcha, Abidjan