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    C’est une véritable peur –panique qui s’est emparée de la cour pénale internationale (CPI), avant le passage du premier témoin du Président Laurent Gbagbo, cela au regard de la honteuse requête formulée par Paola Massida, la représentation légale des victimes pro-Ouattara de la crise postélectorale de 2010-2011.

   En effet, dans une requête en date du 30 janvier 2018, adresse à la chambre I de la CPI, Paola Massida  souhaite que l’identité du témoin du Président Laurent Gbagbo ne soit pas révélée.

«  En fait, la vie privée et la sécurité des intermédiaires et des victimes, ainsi que les activités du représentant légal sur le terrain liées à sa possible présentation à venir des preuves, sont plus susceptibles d’être compromises à l’heure actuelle si l’identité du témoin est révélée », soutient l’avocate italienne.

   Selon Paola Massida , les expurgations de l’identité doivent rester en place car elles sont nécessaires pour protéger la sécurité et la vie privée des victimes conformément à l’article 68 (1) du statut. Et que ces expurgations garantissent ainsi la participation continue des victimes à la procédure conformément au paragraphe 3 de l’article 68 du statut.

  Cependant, selon les observateurs de ce procès, la requête de la représentante légale des victimes, en plus d’être surprenante, est ridicule et honteuse. En ce sens que les interminables huis clos observés lors du passage des témoins de Fatou  Bensouda , n’ont rien apporté de probant. Et en quoi la divulgation de l’identité du témoin de la défense peut-elle mettre à mal la sécurité des victimes ou le travail de la représentante des victimes en côte d’ivoire.

  Selon ces observateurs, cette requête traduit bien la peur-panique qui anime les ennemis du Président Gbagbo, avant le passage de ses témoin, dont on dit que leurs dépositions vont mettre à nu le rôle néfaste de la France dans la déportation de Laurent Gbagbo à la Haye.

Source : Le Quotidien d’Abidjan N* 2244 du jeudi 1er février 2018.