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DECLARATION DE « ENSEMBLE POUR LA DEMOCRATIE ET LA SOUVERAINETE » (EDS) RELATIVE AUX REVELATIONS DE MEDIAPART
Depuis quelques jours, le site d’information français, Médiapart , fait des révélations, suite à une enquête très documentée , sur certaines pratiques graves et inacceptables qui ont eu lieu au sein de la Cour Pénale Internationale, sous le mandat de l’ancien procureur, M. Louis Moreno Ocampo. Médiapart dénonce en particulier une collusion entre l’ex-procureur de la CPI, le dirigeants actuels ivoiriens et les milieux diplomatiques français de l’époque, en vue du transfèrement, sans base légale, du Président Laurent Gbagbo à la prison de La Haye : « (…)
A l’époque de la crise postélectorale de 2010 et 2011 en Côte d’Ivoire, le procureur s’est prêté aux manœuvres des dirigeants français visant à écarter Laurent Gbagbo de la scène politique, quitte à monter un dossier sans base légale(…) », soutient le site d’information qui va plus loin en énonçant des preuves de corruption dont M. Ocampo serait coutumier pour le transfèrement à la prison de la CPI d’innocentes personnalités telle que le président Laurent Gbagbo dont l’emprisonnement aurait été expressément recommandé par les dirigeants français, en dépit du caractère illégal de cette opération.
Interrogée par Radio France Internationale (RFI) le dimanche 08 octobre 2017, maître Habibata Touré, l’une des avocates du Président Laurent Gbagbo , avec des arguments pertinents de droit, a emboité le pas à Médiapart, quant au caractère illégal et arbitraire de la détention à la prison de La Haye du président Laurent Gbagbo. Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (EDS) observe que depuis que ces révélations qui ont tout l’air d’un véritable scandale de nature à discréditer la Cour Pénale Internationale, ni cette institution judiciaire , ni l’Etat Français n’ont à ce jour déposé plainte en diffamation contre l’organe de presse qui les met gravement en cause.
EDS se félicite cependant de la réaction de la Cour Pénale Internationale qui a décidé d’ouvrir une enquête sur ces révélations afin d’établir la véracité des faits et de situer les responsabilités.
EDS interpelle la communauté nationale et internationale et principalement le Conseil de Sécurité de l’ONU, les organisations de défense des droits de l’homme, les démocrates de tout bord à demeurer vigilants et à suivre de très près l’enquête ouverte par la CPI sur ce dossier pour la manifestation de la vérité et les conséquences que cette Cour devra impérativement en tirer.
En tout état de cause, EDS demeure très préoccupée par ces révélations de Médiapart qui, si elles étaient avérées, exigeraient l’arrèt du procès en cours à la HAYE et la libération du président Laurent Gbagbo, son référent politique , du ministre Charles Ble Goudé ainsi que de tous les prisonniers politiques civils et militaires qui croupissent injustement dans les géoles du régime actuel à Abidjan.
Que Dieu qui est AMOUR , JUSTICE ET VERITE BENISSE LA COTE D’IVOIRE.
Fait à Abidjan, le 08 octobre 2017
Pr Georges-Armand OUEGNIN

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Président de EDS