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Avec Gbabgo libre, la fête eût été belle », Telle est la belle représentation d’un Laurent Gbagbo déjà libre. Et pourtant, bien avant, répondant à une question d’un confrère, Afriscoop, sur l’avenir  de la côte d’ivoire, l’ancien premier ministre togolais et membre du parti socialiste français, était moins rassurant. « Concernant l’avenir de la Côte d’Ivoire, Dieu seul peut dire ce qu’il sera. Ce qui frappe les yeux, c’est la situation chaotique que la communauté internationale a crée dans ce grand et beau pays depuis avril 2011 ».

     Six ans après, tout semble accompli pour l’ami personnel de Laurent Gbagbo qui ne s’enivre plus de doute qui plane à l’horizon est pour lui, plus que jamais, une chance pour la Côte d’Ivoire. « Quelle chance immense que Gbagbo soit en vie ! Cela prouve que Dieu aime encore ce pays. », a déclaré dans son poème, l’ancien ministre togolais, le 7 août dernier, jour de la célébration de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Seulement, Koffigoh se demande si les ivoiriens eux-mêmes sont conscient de cette chance, eux qui , selon lui, soufflent les bougies d’une indépendance préjugée. « Ö combien d’ivoiriens comprennent cette chance ! En soufflant les bougies de leur indépendance ».

       Et comme un verdict, le poète dicte ce que, dans la poignée de semaine, la cour va décider. « Il n’est plus loin, le temps pour entendre la cour, redécouvrant l’esprit de son traité de Rome, faire mes culpa en libérant cet homme ». Ce jour là, présume Koffigoh. « Du monde entier on sonnera des cloches pour célébrer la paix. On sortira des poches des foulards blancs et neufs aux couleurs de l’espoir et de la dignité du vieux continent noir ».

      Ces vers aux couleurs prosaïques sonnent comme une cloche qui annonce la libération d’un leader, Laurent Gbagbo. Celui que Koffogoh qualifie de pacifiste impénitent.

« Il connait le pays et même les rebelles. Il pouvait tutoyer  chacun des citoyens. Il savait parler à tous ces ivoiriens. Cet homme n’a jamais développé la haine. Malgré tous les coups bas, et pour finir, les chaines qu’on a mis à ses pieds. Même dans sa prison, il prie pour ses bourreaux dans l’esprit du pardon ». Me Koffigoh a toujours pensé que la réconciliation en Côte d’Ivoire sera une œuvre de longue haleine quel que soit le chef de l’Etat. « Laurent Gbagbo était sur la bonne voie par l’acceptation de nombreux accords et même les plus invraisemblables, au nom de la paix » ; a-t-il dit avant d’interpeller  le régime quant à la nécessité de libérer les prisonniers de guerre y compris Laurent Gbagbo, sa femme et ses partisans.

     « Il faut créer les conditions du retour des personnes déplacées, des exilés et des réfugiés. Il faut créer une armée nationale et républicaine unique pour tous le pays ». Des actes qui pourront aider à la réconciliation selon l’envoyé spécial de l’UA lors de la présidentielle de 2010 en Côte d’Ivoire. Rappelons que Koffigoh est l’un des initiateurs de la pétition appelant à la libération de Laurent Gbagbo.  Le jour de la cérémonie de clôture de cette pétition, l’ancien président ivoirien, assurément touché par l’action de solidarité a adressé ses vifs remerciements au premier ministre Joseph Kolligoh du Togo pour son initiative de lancer, avec d’autres, d’une pétition internationale en faveur de ma libération » a laissé entendre Mr Gbagbo dans son message.

Source : Nouveau courrier N*1670 du jeudi 17 août 2017