Procès-Gbagbo-le-témoin-P441-était-plein-de-contradictions-à-la-barre

N'est plus coupable et encore moins Charles Blé Goudé ? Les derniers câbles français sur le dossier du Président Laurent Gbagbo ont montré que l'histoire des preuves s'est écrites une fois le Président a été arrêté et qu'il n'a pas voulu négocier les conditions de sa reddition. En fait,a bien regarder,il s'agit du procès de la fameuse phrase "qui a gagné les élections ? " Car le 06 avril 2011,le dossier du Président Laurent Gbagbo est encore vierge.Et même si la France et ses médias ont mis en place depuis des années une politique de diabolisation à travers RFI et l'AFP,il s'agit encore d'obliger le Président  Laurent Gbagbo à lâcher du leste en quittant le pouvoir. D'ailleurs ce 06 avril,l'entoure de Nicolas Sarkozy  peine à expliquer aux parlementaires français qu'ils rencontrent ce qu'il reproche de répréhensible au régime du Président Laurent Gbagbo. Parce que la communauté française en côte d'ivoire n'est pas prise à partie et que contrairement en 2004,rien ne menace la quiétude des français de côte d'ivoire. Les plupart d'entre eux refusent d'ailleurs de quitter leurs domiciles malgré l'insistance de l'ambassadeur accrédité à Abidjan et ses douces menaces. C'est pourtant cette menace  qui pouvait obliger les militaires français à l'intervenir en côte d'ivoire. Alors Paris choisit la délation.Président Laurent Gbagbo est ainsi accusé de s'en prendre à la population civile,d'être au pouvoir depuis dix ans ,d'avoir dit mille morts à gauche ,milles morts à droites moi,j'avance,ce qui est faux etc. En revanche,aucun document,aucune vidéo d'attaques de civils par les FDS,rien.

     Car,des semaines plus tôt ,les binationaux avaient essayé de raisonner les autorités pour les persuader de renoncer aux opérations militaires qui se sont préparées dans le plus grand secret en France. Pour cela,ils ont multiplié les réunions,s'exposant aux rodomontades de l'ambassadeur français Jean Marc Simon plus que jamais engagé aux côtés des rebelles. Les menaces de celui-ci ne sont plus rares.Les récalcitrants savent qu'ils risquent de ne plus se faire assister par la mère patrie dès moindre pépin. Alors ,beaucoup préfèrent en rester là.Et même si d'autres passent allègrement outre la consigne,c'est déjà très peu pour changer la réalité construite depuis des années par la France et ses médias.

    Mais Paris n'a rien et lorsqu'il faut faire le bilan de ce qu'elle reproche au Président Laurent Gbagbo qui lui vaut de faire face à une intervention militaire,Alain Juppé,alors ministre des affaires étrangères et Gérard Longuet de la défense,balancent le genre d'accusations passe-partout que l'on reprenait systématiquement contre le régime du Président Laurent Gbagbo. Aucune preuve n'est documentée,pas de vidéo pas de photos de partisans de Monsieur Ouattara pris à partie. Même le fameux article 125 n'est pas documenté.

    France 24 publie pourtant ,à l'instigation d'une cadre du RDR la photo d'un homme qui tente de se defaire de ses flammes.L'image passe en boucle.Les faits sont sensés se dérouler à Yopougon fief du Président Laurent Gbagbo. L'homme en feu serait alors un militant du RDR mais c'est faux. L' homme en feu est en vérité un Zimbabwé et l'événement en question s'est deroulé en Afrique du sud long temps avant. C'est donc cette absence de preuves que paye la CPI qui a agi à la demande de la France  et des Etats-Unis.Alors ces derniers jours,les choses s'accélèrent.Suffit de savoir lire entre lignes.Car la CPI a toujours autant de mal à tenir le procès.Et six mois après son ouverture ,aucun témoignage probant n'est venu conforter l'accusation. On a même le sentiment que les témoins du procureur ont décidé de mettre à mal sa stratégie,comme ce fut encore le cas avec le dernier témoin masqué. Finalement on en est toujours à établir la matérialité des faits,ce qui éloigne de la perspective du plan commun qui impliquerait le Président Laurent Gbagbo dans ces crimes qui ont été commis pendant la crise post-électorale né (e) du refus de Monsieur Ouattara Alassane de reconnaître sa défaite et surtout  la décision du conseil constitutionnel.

Nous y reviendrons