Le porte-parole du RDR a passé encore de longues heures à répondre aux questions des avocats et en profité pour dire des contrevités parfois éhontées.On pourrait le dire, témoigner à la barre d’une haute juridiction telle que la Cour Pénale Internationale n’est pas chose aisée. Joël N’Guessan, le porte-parole du Rdr est en ce moment en train de vivre cette réalité.

Le tonitruant Joël N'Guessan  passe en effet des heures chaudes à la Cpi. Si dans la première phase de son audition avec le procureur, il semblait être sûr de son fait, la seconde phase avec l’entrée en lice de la défense, Joël N’guessan semble aphasique. Le porte-parole a montré des limites dans son argumentaire. Car il lui est arrivé de se dédire sur certains sujets. Notamment, sur les écrits de son ouvrage  jamais  édité.

.Les avocats de la défense ont posé des questions sur la base des écrits de Joël N’guessan. Lesquels écrits, faut-il le souligner retracent une partie de la crise politico-militaire que la Côte d’Ivoire  a connue. Mais quand il a s’agit au  témoin de répondre aux questions relatives à son récit, celui-ci, s’il ne balbutiait pas, ne répondait que par une formule consacrée ‘’ Je n’ai pas souvenance…’’. Cette phrase, Joël Nguessan l’a répété plusieurs fois avant de craquer par moment. Et la suite on l’a vu le témoin a cédé à la panique et à l’énervement.

 Un fait notable vu de tous qui a amené  le juge président de la Cour à demander à Joël N’guessan de garder son calme et de ne pas céder à l’énervement.  

’ Monsieur, le témoin prière garder votre calme, et répondez par oui ou non à la question que l’on vous pose’’,a indiqué par moment le Juge Cuno Jakob Tarfusser à Joël N’guessan.

Pendant toute la durée de son audience, on a trouvé un Joël N’guessan sur la défensive. Une posture qui a certainement fait défaut parce qu’il semblait submergé par le feu des questions de la défense du président Laurent Gbagbo. Au lieu d’être rassurant, Joël N’guessan semble être dans les cordes perdant du coup toute  lucidité. A l’observation, on pourrait bien noter que le témoin est malmené. 

Joël Nguessan dit qu'il a écrit son livre en 2007 et qu'il a fait son entrée au Rdr en 2008. Il continue pour dire qu'il assume pleinement tout ce qui est contenu dans son ouvrage qu'il a écrit, édité, même s'il ne la pas encore publié et que sa position d'aujourd'hui n'est pas influencée par son entrée au Rdr. Il faut dire que Me O'she qui n'en revenait pas que le témoin remette en cause tout ce qu'il a librement écrit dans son livre avant son entrée au Rdr, lui a donc demandé si sa position actuelle, différente de celle de son livre, etait influencée par son entrée au Rdr et le poste qu'il y occupe. Mais alors qu'il dit assumer pleinement ses écrits, le témoin continue de dire quil s'étonne que Me O'she ne s'appuie que sur son ouvrage, comme si l'avocat n'avait pas d'autres sources et s'il n'avait pas investigué, ce à quoi Me Oshe lui reponds qu'il s'intéresse à cet ouvrage parce que se sont les écrits du témoin, et que ce sont ces ecrits qui l'intéresse, et non parce que cet ouvrage serait interressant en soit.Ce à quoi Me O'she a encore réagit en disant qu'il constate que le témoin n'a pas fait ce genre de dilatoire lorsque le procureur lui posait les question. Et c'est sur cet episode que le juge a mis fin à l'audience du jour.

images (1)